ABIDJAN, 23 mai (Xinhua) -- L'ex-rébellion
ivoirienne des Forces nouvelles (FN) a proposé l'intégration de 10.000 sur
36.000 des ses combattants dans les nouvelles forces de sécurité du
pays, a annoncé le porte-parole de la Primature, Méité Sindou, cité
vendredi par la presse nationale.
"En attendant que la question du quota de
participation des FN à l'armée nouvelle ne soit déterminée (...) les Forces
nouvelles elles-mêmes proposent que 5.000 de leurs hommes soient préparés
à l'armée nouvelle", a indiqué jeudi M. Sindou lors d'un point de
presse.
L'ex-rébellion propose également 5.000 autres
éléments "pour être affectés aux taches habituelles de sécurité", a
poursuivi le porte-parole du Premier ministre ivoirien, sur le sujet du
programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion).
Selon lui, 4.000 de ce dernier groupe des
ex-combattants des FN,seront affectés à la direction de la police et de la
gendarmerie "qui est déjà créée en zone Forces nouvelles", tandis
que les 1.000 autres seront affectés aux forces paramilitaires
que sont notamment la douane et les eaux et forêts.
Les 26.000 ex-combattants restants "seront proposés
à la démobilisation" dans le cadre du programme national de
réinsertion et de réhabilitation communautaire (PNRRC) ou d'un programme de
service civique national (PSCN), a ajouté le porte-parole.
Le DDR constitue l'un des plus importants volets
du processus de paix en Côte d'Ivoire, relancé par la signature, en
mars 2007, de l'accord de Ouagadougou entre le président Laurent Gbagbo
et le chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro, nommé depuis
Premier ministre.