QUITO, 23 mai (Xinhua) -- Le secrétaire général de
l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Abdallah
al-Badri, a déclaré jeudi à Quito que les spéculations sur
l'économie américaine et la dévalorisation du dollar américain sont
responsables de la récente flambée des cours du brut et non
l'approvisionnement insuffisant.
M. Badri, en visite en Equateur, a indiqué que
l'OPEP ne peut rien faire pour enrayer la hausse spectaculaire des cours
du brut, estimant que pas mal de pays, surtout ceux en voie de
développement, sont les plus affectés.
"Nous réagirons lorsque nous constaterons une
insuffisance de l'offre", a assuré le chef du cartel pétrolier, qui a
toutefois affirmé que dans les circonstances actuelles, "même si demain
nous augmentons la production, les prix du brut ne se replieront pas,
en raison des spéculations et de la faiblesse du dollar".
Les cours du brut ont battu jeudi un record "fou"
pour monter à 135 dollars le baril. Pourtant, l'OPEP insiste toujours sur
le fait qu'il n'y a aucun besoin d'augmenter immédiatement la
production.
M. Badri est arrivé mercredi à Quito pour effectuer
une visite de cinq jours dans ce pays d'Amérique du Sud, suite à son
déplacement au Venezuela.
Ayant rejoint l'OPEP en 1973, l'Equateur a arrêté
de payer sa cotisation à l'organisation en 1992. En 2007, ce pays a
de nouveau rejoint le cartel et il est devenu depuis lors le pays
membre avec la moindre quantité de production pétrolière, soit 500.000
barils par jour.