DAKAR, 22 mai (Xinhua) -- L'initiative dite Grande
offensive pour la nourriture et l'abondance (GOANA) est "un programme
assez important pour assurer la sécurité alimentaire du Sénégal", a
déclaré jeudi l'ambassadeur de Chine au Sénégal, Lu Shaye, dans
un entretien exclusif avec l'Agence de presse sénégalaise.
Pour M. Lu, la GOANA "c'est un peu comme la
révolution verte qui a eu lieu dans d'autres pays en voie de
développement". "Je suis sûr qu'avec les efforts du peuple sénégalais,
l'assitance de la communauté internationale et bien sûr un esprit de
travail, on peut réaliser ce programme", a-t-il affirmé.
Il a également assuré que "le gouvernement chinois
ne ménagera aucun effort pour soutenir les efforts du Sénégal dans ce
domaine".
A propos d'un appui chinois pour la réussite de ce
programme, M. Lu explique qu'il y a déjà des "experts agricoles chinois qui
travaillent au Sénégal de concert avec les paysans locaux pour
les aider à augmenter le rendement de leur production".
Ces experts chinois sont actuellement à Podor où ils
sont en train de faire un travail pour comparer les semences chinoises et
locales afin de sélectionner les meilleures. "Ils sont également en
train d'étudier comment adapter les techniques chinoises chez les paysans.
Ces experts sont là pour transmettre et enseigner ces techniques avancées
aux paysans locaux", souligne le diplomate.
Cette assistance technique peut contribuer à
augmenter le rendement de la production du riz. Dans l'avenir, a dit M.
Lu, "on peut envisager l'élargissement de cette coopération dans le cadre
de la discussion entre nos deux gouvernements."
"On peut également encourager les entreprises
chinoises à venir exploiter la terre cultivable et aider le Sénégal à
augmenter la production agricole de manière générale. Je sais qu'une
grande partie des terres cultivables ne sont pas encore exploitées", a
indiqué l'ambassadeur.
Le diplomate a révélé qu'il travaille "à inviter des
entreprises chinoises à venir au Sénégal investir ce créneau".
"Mais cela, a-t-il relevé, nécessite bien sûr
le soutien et la coopération de la partie sénégalaise parce que si
les entreprises veulent venir exploiter la terre, cela demande
des investissements énormes et donc elles voudront gagner des bénéfices.
Il faut faire en sorte que cela soit mutuellement bénéfique pour les
deux parties."