GENEVE, 20 mai (Xinhua) -- Selon un nouveau rapport
publié par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies non
transmissibles et certains états pathologiques chroniques, comme les
cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, tuent davantage que
les maladies infectieuses.
Cette évolution des tendances sanitaires montre que
les grandes maladies infectieuses, diarrhées, VIH, tuberculose, infections
néonatales et paludisme, deviendront des causes moins importantes de
mortalité dans le monde au cours des 20 prochaines années.
"Nous observons incontestablement une tendance à la
baisse du nombre de personnes mourant de maladies infectieuses dans le
monde ", a indiqué le Dr Ties Boerma, directeur à l'OMS du département
Statistiques sanitaires et informatique.
On tend à associer les maladies infectieuses, comme
le VIH/sida, la tuberculose ou le paludisme, aux pays en développement,
a-t-il dit, mais, dans un nombre de plus en plus grand de pays, ce sont
les maladies non transmissibles, cardiopathies et accidents
vasculaires cérébraux par exemple, qui sont les principales causes de
mortalité.
L'OMS explique ce phénomène en partie par
l'utilisation efficace de mesures préventives et de traitements pour
enrayer la propagation des maladies infectieuses.
A Zanzibar, par exemple, la mortalité infantile liée
au paludisme a ainsi chuté de 33%. Au Rwanda, le nombre d'enfants de
moins de cinq ans atteints de cette même maladie a baissé de 64%.
Le rapport de l'OMS attire également l'attention
sur des problèmes sanitaires importants à l'échelle mondiale, comme
la mortalité maternelle, les dépenses de santé et la couverture
des principales interventions pour la santé de la mère, du nouveau-né
et de l'enfant.