CARACAS, 18 mai (Xinhua) -- Le gouvernement
vénézuélien a accusé samedi 60 militaires colombiens d'avoir fait
l'incursion illégale sur le sol vénézuélien et considère cette "incursion"
de provocation du gouvernement colombien visant à "déstabiliser la
région".
"Le Vénézuela est préoccupé par cet acte qui
intervient au moment où notre gouvernement a dénoncé la politique
agressive du gouvernement colombien qui vise délibérément à déstabiliser
la région", a annoncé le ministère vénézuélien des Affaires
étrangères dans une note de protestation.
Les soldats colombiens ont été interceptés vendredi
dans l'Etat vénézuélien d'Apure (ouest), à environ 800 mètres des
frontières communes des deux pays.
Le gouvernement colombien doit "cesser immédiatement
les violations des droits internationaux", a-t-il indiqué.
L'incursion présumée est intervenue un jour après
que le président vénézuélien Hugo Chavez ait promis de revoir les
relations diplomatiques et commerciales avec la Colombie.
A Bogota, le président colombien Alvaro Uribe a
indiqué que son gouvernement était en train d'essayer de confirmer si les
troupes colombiennes avaient traversé la frontière.
"Je suis juste au courant de la protestation du
gouvernement vénézuélien. Nous demanderons au ministère de la Défense et
au haut commandant de l'examiner attentivement", a-t-il indiqué lors
d'une conférence de presse.
Le Vénézuela avait accusé la Colombie de
déstabiliser délibérément la région, suite à un raid colombien
transfrontalier sur un camp des rebelles en Equateur le 1er mars.
Le raid a provoqué la forte condamnation de
la part de l'Equateur, du Vénézuela et du Nicaragua et a fait
augmenter les préoccupations sur une éventuelle guerre dans la
région andine tandis que l'Equateur et le Vénézuela ont mobilisé des
troupes à leurs frontières avec la Colombie.