QUITO, 18 mai (Xinhua) -- Le président équatorien
Rafael Correa a déclaré samedi qu'il démissionnerait s'il est prouvé qu'il
a des liens avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, le
plus grand groupe de rebelles en Colombie.
"Si j'ai la moindre relation avec les FARC au moment
de ma candidature ou de mon mandat présidentiel, je démissionnerai", a
indiqué M. Correa lors de son discours hebdomadaire à la radio,
ajoutant que "nous n'avons jamais reçu de contributions illégales
(lors de la campagne présidentielle)."
Le président a indiqué qu'il avait soumis les
preuves de son innocence à l'organisation des Etats Américains face à des
accusations de donations offertes par des rebelles des FARC lors de
sa campagne présidentielle en 2006.
Le président colombien Alvaro Uribe dirige
actuellement une campagne de diffamation à son encontre, a ajouté M.
Correa.
Le 1er mars, les troupes colombiennes ont bombardé
une base des FARC sur le sol équatorien puis ont saisi les ordinateurs de
l'un des plus importants dirigeant des FARC, Raul Reyes, qui a été tué
lors du raid. L'Equateur a mis fin à ses relations avec la Colombie
à la suite de l'incident, indiquant que ce raid avait violé sa
souveraineté.
La Colombie a soumis une enquête à la Police
internationale ( Interpol) pour passer en revue les ordinateurs des FARC,
qui sont soupçonnés de contenir des documents prouvant des liens entre les
gouvernements vénézuélien et équatorien et le groupe rebelle.
L'Interpol a confirmé jeudi dans un
communiqué l'authenticité des documents enregistrés dans les ordinateurs,
conclusion considérée comme "une mascarade" par le président
vénézuélien Hugo Chavez.