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Le président équatorien déclare qu'il démissionnera si ses liens  avec les FARC sont prouvés
  2008-05-18 16:40:38  

     QUITO, 18 mai (Xinhua) -- Le président équatorien Rafael Correa a déclaré samedi qu'il démissionnerait s'il est prouvé qu'il a des liens avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, le plus grand groupe de rebelles en Colombie. 

     "Si j'ai la moindre relation avec les FARC au moment de ma  candidature ou de mon mandat présidentiel, je démissionnerai", a  indiqué M. Correa lors de son discours hebdomadaire à la radio,  ajoutant que "nous n'avons jamais reçu de contributions illégales  (lors de la campagne présidentielle)." 

     Le président a indiqué qu'il avait soumis les preuves de son  innocence à l'organisation des Etats Américains face à des  accusations de donations offertes par des rebelles des FARC lors  de sa campagne présidentielle en 2006. 

     Le président colombien Alvaro Uribe dirige actuellement une  campagne de diffamation à son encontre, a ajouté M. Correa. 

     Le 1er mars, les troupes colombiennes ont bombardé une base des FARC sur le sol équatorien puis ont saisi les ordinateurs de l'un  des plus importants dirigeant des FARC, Raul Reyes, qui a été tué  lors du raid. L'Equateur a mis fin à ses relations avec la  Colombie à la suite de l'incident, indiquant que ce raid avait  violé sa souveraineté. 

     La Colombie a soumis une enquête à la Police internationale ( Interpol) pour passer en revue les ordinateurs des FARC, qui sont  soupçonnés de contenir des documents prouvant des liens entre les  gouvernements vénézuélien et équatorien et le groupe rebelle. 

     L'Interpol a confirmé jeudi dans un communiqué l'authenticité  des documents enregistrés dans les ordinateurs, conclusion  considérée comme "une mascarade" par le président vénézuélien Hugo Chavez.