PRAGUE, 15 mai (Xinhua) -- La République tchèque
sera responsable pour les dégâts survenant en raison de la gestion du
radar des Etats-Unis sur son sol, a rapporté jeudi l'agence de
presse tchèque, CTK.
Selon l'important traité sur le radar, qui a été
bouclé, la responsabilité pour l'opération du radar reviendra aux
Américains dans d'autres cas, a ajouté la CTK.
Théoriquement, les Tchèques seront responsables pour
une erreur faite par un contrôleur terrestre du transport aérien, qui, par
exemple, conduirait un avion vers la zone non-vol et si l'équipement
de l'engin tombe en panne alors qu'il survole le radar.
Les revendications pour la compensation des dégâts
seront aussi traitées dans le cadre de l'accord SOFA, qui définit les
conditions du déploiement des soldats américains en République
tchèque. Le ministère tchèque de la Défense est encore en
négociation avec les Etats-Unis sur cet accord.
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice,
sera en juin ou juillet à Prague pour signer le traité, selon CTK.
Les deux traités doivent être approuvés par le
Parlement tchèque. Le Parlement fera trois votes sur la base, deux sur les
traités et un sur le déploiement des soldats américains en sol
tchèque, selon le ministère.
La Chambre américaine des Représentants a recommandé
jeudi que les dépenses soient diminuées sur la défense antimissiles,
indiquant qu'il est nécessaire d'attendre la ratification du projet
des bases par la République tchèque et la Pologne.
Si les Etats-Unis menaient à bien leur projet, le
bouclier antimissiles, dont la base radar et dix missiles de défense en
Pologne, pourrait commencer à fonctionner dans environ cinq ans.
Les Etats-Unis projettent de construire une base
radar dans le district militaire de Brdy, à quelque 90 km au sud-ouest de
la capitale tchèque Prague, près d'une base de missiles
d'interception en Pologne, mais Varsovie n'a pas encore consenti à la
mesure.
La Russie s'est fortement opposée au déploiement
du système, indiquant que ce plan pose une menace contre ses
intérêts stratégiques. Environ 70% des citoyens tchèques s'opposent aussi
au projet.