YAOUNDE, 15 mai (Xinhua) -- Le ministre tchadien des
Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat a appelé mercredi la communauté
internationale à faire pression sur le gouvernement de Khartoum afin
de mettre fin au conflit du Darfour, a rapporté jeudi la radio Africa N°1.
"Il est temps que le Soudan règle définitivement
cette question du Darfour", a déclaré Moussa Faki Mahamat. Il a aussi
demandé que la force de l'Union européenne (Eufor) à l'Est du Tchad et au
Nord- ouest de la Centrafrique soit déployée le plus rapidement
possible afin de protéger les milliers de réfugiés du Darfour et les
déplacés tchadiens et centrafricains qui y vivent.
L'UE s'était engagée à envoyer dans les zones de
conflit des deux pays près de 3000 hommes. 1500 à 2000 soldats se trouvent
déjà sur le terrain aux frontières des deux pays, selon des
nouvelles reçues à Yaoundé.
Ces réfugiés et déplacés coûteraient au gouvernement
tchadien 4 à 5 milliards de Fcfa environ par an, selon les chiffres fournis
en novembre 2007 par le gouvernement tchadien.
D'où l'urgence, selon les autorités tchadiennes, à
trouver rapidement une solution définitive à ce conflit qui menace
sérieusement la paix dans la région.
Cette déclaration intervient après la décision des
autorités de Khartoum de rompre les relations diplomatiques avec N'Djamena
et celle du Tchad de fermer sa frontière avec le Soudan suite aux
attaques des rebelles du week-end dernier près de la capitale
soudanaise. Le soudan accuse le Tchad de soutenir les rebelles
soudanais, ce que le Tchad a nié.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a fermement
condamné les attaques des rebelles, mettant en garde contre
toutes représailles et invitant le Soudan et le Tchad à appliquer au plus
vite l'accord de paix signé en mars pour supprimer les groupes
armés opérant le long de la frontière entre les deux pays.