Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Le Tchad appelle à faire pression sur le Soudan
-
La SADC n'exclura pas le Zimbabwe
-
Zimbabwe : la Commission électorale prolonge la période avant le second tour présidentiel
-
La Suède prolonge sa participation aux opérations au Tchad
-
Niger : modification du statut de la chefferie traditionnelle
Le Tchad appelle à faire pression sur le Soudan
  2008-05-16 09:51:43  

     YAOUNDE, 15 mai (Xinhua) -- Le ministre tchadien des Affaires  étrangères Moussa Faki Mahamat a appelé mercredi la communauté  internationale à faire pression sur le gouvernement de Khartoum  afin de mettre fin au conflit du Darfour, a rapporté jeudi la  radio Africa N°1.  

     "Il est temps que le Soudan règle définitivement cette question du Darfour", a déclaré Moussa Faki Mahamat. Il a aussi demandé que la force de l'Union européenne (Eufor) à l'Est du Tchad et au Nord- ouest de la Centrafrique soit déployée le plus rapidement possible afin de protéger les milliers de réfugiés du Darfour et les  déplacés tchadiens et centrafricains qui y vivent.  

     L'UE s'était engagée à envoyer dans les zones de conflit des  deux pays près de 3000 hommes. 1500 à 2000 soldats se trouvent  déjà sur le terrain aux frontières des deux pays, selon des  nouvelles reçues à Yaoundé.  

     Ces réfugiés et déplacés coûteraient au gouvernement tchadien 4 à 5 milliards de Fcfa environ par an, selon les chiffres fournis  en novembre 2007 par le gouvernement tchadien.  

     D'où l'urgence, selon les autorités tchadiennes, à trouver  rapidement une solution définitive à ce conflit qui menace  sérieusement la paix dans la région.  

     Cette déclaration intervient après la décision des autorités de Khartoum de rompre les relations diplomatiques avec N'Djamena et  celle du Tchad de fermer sa frontière avec le Soudan suite aux  attaques des rebelles du week-end dernier près de la capitale  soudanaise. Le soudan accuse le Tchad de soutenir les rebelles  soudanais, ce que le Tchad a nié.  

     Le Conseil de sécurité de l'ONU a fermement condamné les  attaques des rebelles, mettant en garde contre toutes représailles et invitant le Soudan et le Tchad à appliquer au plus vite  l'accord de paix signé en mars pour supprimer les groupes armés  opérant le long de la frontière entre les deux pays.