ROME, 15 mai (Xinhua) -- Les forêts de mangroves sur
les côtes du Myanmar, qui ont été largement détruites au cours des
dernières décennies, auraient pu réduire les dommages causés par les vagues
provoquées par le cyclone Nargis, a indiqué jeudi l'Organisation des
Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
"Les mangroves ont été converties en terres
agricoles et en zones de pisciculture. Des habitations ont été construites
plus près de la mer et la combinaison d'une plus grande proximité aux
risques côtiers et l'absence d'une forêt protectrice tampon ont
augmenté les risques pour les populations humaines dans de nombreux
pays, notamment au Myanmar", a expliqué Jan Heino, sous- directeur général
de la FAO et responsable du Département des forêts, dans un communiqué
publié à Rome.
Les mangroves et les forêts côtières peuvent
contribuer à réduire considérablement l'impact des vagues et des
inondations, elles peuvent agir comme coupe-vent et réduire la dévastation
résultant des cyclones.
Elles réduisent aussi le risque d'érosion du rivage
et sont, par ailleurs, des écosystèmes essentiels pour la biodiversité et
des lieux de reproduction pour les poissons. Mais la zone de
mangroves dans le delta de l'Irrawady, qui a été sévèrement
touché par le cyclone Nargis, n'occupe que la moitié de la superficie
qu' elle ouvrait en 1975.
La surexploitation des ressources des mangroves dans
le pays a conduit à une diminution de la densité du couvert
forestier.
Selon la FAO, il est donc nécessaire de décourager
l'extension de l'habitat près des côtes et de maintenir des mangroves
saines et d'autres forêts côtières.
Mais à côté d'une meilleure planification côtière,
il faut aussi mettre en place des systèmes d'alerte rapide, des plans
d'évacuation, des moyens de communication et de transport efficaces,
et des abris contre les cyclones afin de protéger les populations.
Fin