ANTANANARIVO, 15 mai (Xinhua) -- Un atelier de deux
jours sur la lutte contre le blanchiment d'argent possible dans ou à
travers Madagascar a été ouvert mercredi à Antanananrivo.
Le gouvernement malgache va bientôt mettre en place
un service d'information financière comme mesure de précaution
contre le transfert d'argent sale même si aucun cas en tant que tel a
été constaté jusqu'à ce jour dans le pays.
En tant que structure autonome, le service doit
gérer des enquêtes sur les financements douteux que les trafiquants
pourraient être tentés d'introduire dans le pays, a indiqué Midi, un
journal de langue française, citant les propos d'un resposable au Comité
pour la Sauvegarde de l'Intégrité (CSI).
La ministre de la Défense nationale, Cécile Marie
Ange Manorohanta Dominique, a déclaré à la cérémonie d'ouverture que
Madagascar est actuellement en train de mettre en place un
système efficace de lutte contre le blanchiment d'argent.
Un autre responsable du CSI a souligné que certains
capitaux étrangers doivent, le cas échéant, faire l'objet d'enquêtes pour
déterminer leur origine avant d'être injectés sur le circuit
financier national.
Des experts internationaux, dont le directeur pays
de la Banque mondiale à Madagascar, Robert Blake, ont participé à la
table ronde afin de partager leurs expériences avec les autorités
malgaches et de les laisser avoir une meilleure compréhension des
outils dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le
terrorisme, a indiqué Midi dans son édition de jeudi.
Le séminaire a été organisé conjointement par le
gouvernement malgache et la Banque mondiale.
Antananarivo a inséré un décret à la loi malgache il
y a quatre ans pour les peines des blanchisseur d'argent dans le
pays.