MOGADISCIO, 15 mai (Xinhua) -- Le gouvernement
somalien de transition a fermement réfuté jeudi le dernier rapport sur la
Somalie publié par Amnesty International, dans lequel l'organisme
accuse toutes les parties au conflit en Somalie de violations des
droits de l'Homme.
Dans un communiqué publié par le bureau du Premier
ministre somalien, le gouvernement de transition s'est dit consterné par
la lecture de ce rapport et a déclaré : "Une organisation des droits
de l'Homme respectée ne se permettrait pas d'être trompée et
manipulée par les partisans des auteurs de certains des crimes
les plus abominables contre les Somaliens."
Dans son rapport publié le 6 mai, Amnesty
International a affirmé être très inquiet des abus perpétrés à l'encontre
des droits de l'Homme et des violations du droit humanitaire
international par toutes les parties au conflit en Somalie.
Amnesty International accuse les forces du
gouvernement somalien, les troupes éthiopiennes l'appuyant et les insurgés
s' opposant à ces dernières de torture et autres mauvais
traitements, de viols, d'exécutions extrajudiciaires, de détentions
arbitraires et d'attaques sur les civils et les infrastructure
civiles.
Les affrontements quasi-quotidiens entre les
insurgés et les troupes du gouvernement somalien ainsi que les troupes
éthiopiennes se poursuivent depuis près de 18 mois, après que les
forces gouvernementales eurent pris le contrôle de la capitale
Mogadiscio en décembre 2006 en chassant les combattants islamistes.
Des milliers de civils ont été tués, blessés ou
déplacés à cause des violences.
Pour sa part, Amnesty International a déclaré avoir
"établi des modes de violations des droits de l'Homme et du droit
humanitaire international, dont le viol, les meurtres extrajudiciaires de
civils dans des quartiers de Mogadiscio par toutes les parties au
conflit en Somalie, en particulier le TFG (forces du gouvernement de
transition) et les forces éthiopiennes".
La Somalie est dépourvue de gouvernement
central efficace depuis le renversement du régime de l'ancien dirigeant
Mohamed Siad Barré en 1991.