BRAZZAVILLE, 15 mai (Xinhua) -- Le ministère
canadien de la Santé s'engage à aider le Congo à acquérir des laboratoires
mobiles afin de lui permettre d'identifier dans un délai raisonnable
les personnes infectées par la fièvre hémorragique à virus Ebola en cas
d'une épidémie, a-t-on appris jeudi auprès du Laboratoire national de
santé publique du Congo.
L'aide du ministère canadien de la Santé a été
annoncé à la suite de l'arrivée à Brazzaville de deux médecins venus pour
faire la démonstration de cette nouvelle technologie des laboratoires
mobiles.
Ces laboratoires, encore en expérimentation,
permettront également de détecter d'autres maladies d'origine virale,
notamment le chikungunya, marburg et même la grippe aviaire.
Avec cette nouvelle approche, les équipes médicales
se déplaceront sur le terrain avec plus d'assurance. D'ailleurs, au
lieu de 48 heures, il suffira de deux heures pour avoir les
résultats qui montre s'il s'agit ou pas d'Ebola.
Dans le contexte épidémiologique, le Congo a connu
des épidémies répétées d'Ebola entre 2001 et 2005. Il a enregistré
quelques dizaines de morts principalement dans le département de la
Cuvette ouest (nord-ouest) qui abrite le Parc d'Odzala, le plus grand parc
du Congo.
Le virus Ebola s'est déclaré pour la première
fois en 1976 en République démocratique du Congo (RDC).