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Liban: les factions rivales d'accord pour s'abstenir d'utiliser les armes
  2008-05-16 08:47:38  

     BEYROUTH, 15 mai (Xinhua) -- Les factions rivales libanaises  sont tombées d'accord pour s'abstenir d'utiliser les armes dans la résolution des questions nationales, a annoncé jeudi à Beyrouth  une délégation ministérielle arabe. 

     Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, chef de la délégation, a annoncé lors d'une conférence de presse  que l'accord en ce sens avait été conlu entre les dirigeants  libanais rivaux. 

     Toutes les parties libanaises participeront à un dialogue  national prévu vendredi à Doha et ce dialogue a pour but de  parvenir à un accord afin de trouver une solution à la crise  actuelle au Liban, a ajouté le Premier ministre qatari. 

(Photo: Xinhua/Reuters)

     L'accord conclu demande aux factions rivales de renoncer à  l'utilisation d'armes, de retirer leurs hommes armés de la rue et  de rouvrir toutes les routes et l'aéroport international de  Beyrouth, a fait savoir cheikh Hamad, soulignant que l'armée  libanaise serait responsable de la sécurité du pays. 

     Le dialogue de Doha se focalisera sur le gouvernement d'union  nationale, la nouvelle loi électorale, a indiqué cheikh Hamad,  ajoutant qu'un terme serait mis au sit-in organisé par  l'opposition au centre-ville à la veille de l'élection prévue du  commandant de l'armée libanaise, le général Michel Suleiman, à la  présidence du pays. 

     La délégation ministérielle arabe, arrivée mercredi à Beyrouth, a rencontré des membres du gouvernement libanais et des  représentants de l'opposition dirigé par le Hezbollah. 

(Photo: Xinhua/Reuters)

     La visite de la délégation intervient après que la crise  politique libanaise eut dégénéré en affrontements sanglants entre  les pro et anti-gouvernementaux, affrontements qui ont fait au  moins 72 morts et environ 200 blessés. 

     Les affrontements ont éclaté mercredi dernier suite aux  décisions du gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora de  suspendre le réseau de télécommunications du Hezbollah et de  limoger le chef de la sécurité de l'aéroport, le général Wafic  Choukair, présenté comme un proche du Hezbollah. 

     Le Hezbollah a considéré ces décisions comme "une déclaration  de guerre" faite à son encontre. 

     Le Liban traverse sa plus grave crise politique depuis la fin  de la guerre civile de 1975-1990. Pour la première fois dans son  histoire, la présidence du pays est vacante depuis le 24 novembre  dernier, date à laquelle le mandat présidentiel d'Emile Lahoud a  pris fin.