BEYROUTH, 15 mai (Xinhua)
-- Les factions rivales libanaises sont tombées d'accord pour s'abstenir
d'utiliser les armes dans la résolution des questions nationales, a annoncé
jeudi à Beyrouth une délégation ministérielle arabe.
Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben
Jassem Al-Thani, chef de la délégation, a annoncé lors d'une conférence de
presse que l'accord en ce sens avait été conlu entre les dirigeants
libanais rivaux.
Toutes les parties libanaises
participeront à un dialogue national prévu vendredi à Doha et ce dialogue
a pour but de parvenir à un accord afin de trouver une solution à la crise
actuelle au Liban, a ajouté le Premier ministre qatari.
(Photo: Xinhua/Reuters)
L'accord conclu demande aux factions rivales de
renoncer à l'utilisation d'armes, de retirer leurs hommes armés de la rue
et de rouvrir toutes les routes et l'aéroport international de
Beyrouth, a fait savoir cheikh Hamad, soulignant que l'armée
libanaise serait responsable de la sécurité du pays.
Le dialogue de Doha se focalisera sur le
gouvernement d'union nationale, la nouvelle loi électorale, a indiqué
cheikh Hamad, ajoutant qu'un terme serait mis au sit-in organisé par
l'opposition au centre-ville à la veille de l'élection prévue du
commandant de l'armée libanaise, le général Michel Suleiman, à la
présidence du pays.
La délégation ministérielle
arabe, arrivée mercredi à Beyrouth, a rencontré des membres du gouvernement
libanais et des représentants de l'opposition dirigé par le
Hezbollah.
(Photo: Xinhua/Reuters)
La visite de la délégation intervient après que la
crise politique libanaise eut dégénéré en affrontements sanglants entre
les pro et anti-gouvernementaux, affrontements qui ont fait au moins
72 morts et environ 200 blessés.
Les affrontements ont éclaté mercredi dernier suite
aux décisions du gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora de
suspendre le réseau de télécommunications du Hezbollah et de limoger
le chef de la sécurité de l'aéroport, le général Wafic Choukair, présenté
comme un proche du Hezbollah.
Le Hezbollah a considéré ces décisions comme "une
déclaration de guerre" faite à son encontre.
Le Liban traverse sa plus grave crise politique
depuis la fin de la guerre civile de 1975-1990. Pour la première fois dans
son histoire, la présidence du pays est vacante depuis le 24 novembre
dernier, date à laquelle le mandat présidentiel d'Emile Lahoud a
pris fin.