PRAGUE, 14 mai (Xinhua) -- Le radar américain prévu
sur le sol tchèque et le silo de dix antimissiles en Pologne ne doivent
être utilisés dans aucune action non conforme à la Charte des Nations
Unies, a déclaré mercredi le ministère tchèque des Affaires
étrangères.
Les Etats-Unis déclarent dans le traité sur le radar
que leur objectif est de faire coopérer leur système avec celui de l'OTAN,
a indiqué le ministère.
Selon l'accord concernant le radar, les Etats-Unis
et la République tchèque ont promis de soutenir une coopération étroite
dans le développement du système de défense de l'OTAN contre les
missiles, selon la même source.
Les Américains fourniront des informations
concernant les opérations de défense contre les missiles et toute
éventuelle utilisation du système en Europe et aux Etats-Unis à un
commandant tchèque, qui sera nommé par le ministère tchèque de la Défense.
La République tchèque dispose du droit d'agir sur
les plans contre d'éventuels attentats pour son propre bénéfice, a ajouté
le ministère.
Elle sera capable de participer au développement des
plans comme les instructions programmées pour utiliser le bouclier
antimissiles en Europe et la création des directives pour les
opérations communes du radar, a indiqué le ministère.
"Nous avons trouvé dans nos négociations que qui
appuie sur le bouton n'est pas important, mais comment le système est
programmé l'est", a révélé Veronika Kuchynova Smigolova, à la tête du
département de la Sécurité du ministère, à l'agence de presse
tchèque, CTK.
Dans des circonstances normales, le radar sera
fermé. Les Américains devront attendre des directives pour allumer le
radar.
Lors de la construction de la base et de ses
opérations, les Américains doivent respecter la loi tchèque.
Les Etats-Unis projettent de construire une base
radar dans le district militaire de Brdy, à quelque 90 km au sud-ouest de
la capitale tchèque Prague, près d'une base de missiles
d'interception en Pologne, mais Varsovie n'a pas encore consenti à la
mesure.
La Russie s'est fortement opposée au déploiement
du système, indiquant que ce plan pose une menace contre ses
intérêts stratégiques. Environ 70% des citoyens tchèques s'opposent aussi
au projet.