BONN, 12 mai (Xinhua) -- La 4ème réunion des parties
au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques
biotechnologiques (COP MOP 4) s'est ouverte lundi matin à Bonn,
en Allemagne. Au centre de la rencontre, les risques potentiels
causés par les organismes vivants modifiés, encore appelés
organismes génétiquement modifié (OGM).
Septembre marquera cette année le cinquième
anniversaire de l' entrée en vigueur du Protocole sur la biosécurité. Au
cours de ces cinq années, nous avons vu le Protocole se développer et
devenir un instrument du droit international et un instrument pour la
sécurité du transfert, de la manipulation et de l'usage des
organismes vivants modifiés, a déclaré Ahmed Djoghlaf, le secrétaire
exécutif de la Convention sur la biodiversité, à l' ouverture de la
rencontre lundi à Bonn.
Les discussions, qui dureront cinq jours, porteront
surtout sur l'article 25 du Protocole qui porte sur le processus visant à
élaborer des règles et procédures internationales appropriées en
matière de responsabilité et de réparation pour les dommages
résultant de mouvements transfrontières d'organismes vivants
modifiés, en analysant et en prenant dûment en compte les travaux en
cours en droit international sur ces questions, et s'efforce d'achever ce
processus dans les quatre ans.
Je vous presse de profiter de l'opportunité.
Remettre à plus tard des décisions concernant l'article 27 n'est plus une
option, a lancé Ahmed Djoghlaf aux plus de 3.000 participants de 147 pays
représentés à cette occasion.
La Conférence mondiale sur la
diversité biologique commencera, elle, le 19 mai 2008 à Bonn. Elle a lieu deux ans avant
la date limite pour atteindre l'Objectif de la biodiversité de
2010, adopté en 2002 par 110 chefs d'états pour ré duire de manière
significative le rythme actuel d'appauvrissement de la biodiversité aux niveaux
mondial et national d'ici à 2010, comme une contribution à la réduction
de la pauvreté et au bénéfice de toute forme de vie sur Terre.