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Soudan : accalmie à Khartoum après des accrochages entre armée et  rebelles (REPORTAGE)
  2008-05-11 16:04:03  

     KHARTOUM, 10 mai (Xinhua) -- La capitale soudanaise a retrouvé  une accalmie dans la nuit de samedi à dimanche après des  accrochages entre les forces de sécurité et les rebelles  infiltrées dans le nord-ouest de Khartoum.  

     Des soldats et policiers patrouillaient à bord de véhicule  militaires dans les rues de Khartoum, alors que des troupes  étaient déployées sur les artères et les points stratégiques. 

     Etant donné un couvre-feu de 17h00 locales (14h00 GMT) à  dimanche 06h00 (03h00 GMT) imposé par le ministère de l'Intérieur, peu de véhicules civils étaient visibles dans les rues de Khartoum depuis la fin de l'après-midi. 

     Ce couvre-feu a été plus tard prolongé vers dimanche 10h00 ( 07h00 GMT) par le gouverneur de l'Etat de Khartoum, Abdel Halim  Ismail Al-Muta'afi.  

     Dans la zone de Omdurman, où se sont produits les affrontements, et d'autres parties de la capitale se baignaient dans le noir en  raison d'une panne d'électricité après le coucher du soleil. 

     Sur la télévision nationale, le ministre de l'Intérieur,  Ibrahim Mahmoud Hamid, a annoncé que les forces armées soudanaises, la police et d'autres forces régulières ont "repoussé" les " mercénaires infiltrés". 

     Il a fait savoir qu'un nombre d'éléments infiltrés, y compris  leur commandant Mohamed Salih Garbo, avaient été tués lors des  accrochages survenus notamment dans la zone de Goldair, à l'entrée de la route Shiryan Al-Shamal à Omdurman.  

     "Le bilan des infiltrés est en cours de l'établissement et sera communiqué plus tard", a déclaré le ministre, appelant les  habitants locaux à rester calmes et à aider à dénoncer tout groupe suspect. 

     Le porte-parole de la police soudanaise, Mohamed Abdel-Mageed  al-Tayeb, a tenu responsable de cette attaque Khalil Ibrahim,  dirigeant du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM,  rébellion du Darfour).  

     Il a précisé que les infiltrés avaient abandonné leurs  véhicules et étaient entrés dans des quartiers d'habitation et  assuré que les autorités seront en mesure de rattraper le reste  des éléments infiltrés, qui seront traduits en justice. 

     La télévision nationale a montré des images des véhicules  brûlés et des corps des personnes tuées. 

     Aucune information n'a été donnée en ce qui concerne les  victimes du côte des forces de sécurité dans les affrontements,  qui ont éclaté aux environs de 16H15 (13H15 GMT) et duré environ  cinq heures. 

     Au moment des accrochages, des explosions violentes et des  fusillades retentissaient sur la région d'Omdurman, entrée au nord de Khartoum qui conduit vers le Darfour, a rapporté un journaliste de Xinhua dans une rue à proximité. 

     Selon lui, les militaires soudanais ont recouru aux tirs  d'artillerie, aux chars et à des hélicoptères pour affronter les  rebelles qui semblaient être équipés de mitrailleuses et de  grenades. 

     C'est la première fois que les rebelles du Darfour entrent dans la capitale et y lancent des attaques depuis l'éclatement du  conflit sanglant dans cette région de l'ouest du Soudan en février 2003. 

     Le JEM, considéré comme la plus importante force rebelle au  Darfour, demanche des négaciations face-à-face avec le  gouvernement au lieu de s'asseoir avec d'autres groupes reblles  sur une table-ronde.  

     "Si le JEM veut forcer le gouvernement à accepter ses  conditions préalabes à la reprise des pourparlers de paix, il sera doué à un échec", a indiqué un responsable du ministère des  Affaires étrangères sous le couvert d'anonymat.