BEYROUTH, 10 mai (Xinhua) -- Le bilan de morts des
émeutes de Beyrouth s'est élevé à 18 alors que la capitale libanaise a
repris samedi une accalmie.
Des fusillades qui ont éclaté depuis mercredi entre
les partisans du gouvernement et de l'opposition, ont fait au moins
18 morts et 50 blessés, selon des responsables de sécurité.
L'armée libanaise a été mobilisée pour être présente
dans la plupart des quartiers de Beyrouth, après que le groupe milicien
chiite eut contrôlé vendredi des parties clés de la capitale, a
rapporté le quotidien local As Safir.
Selon un autre journal local, An Nahar daily, des
affrontements sporadiques ont eu lieu vendredi soir en dehors de Beyrouth,
à Sidon, Iklim Karroub et dans des régions montagneuses.
Cependant, un responsable pro-Hezbollah a révélé que
"le Hezbollah n'envisage pas une prise de contrôle de façon
permanente des zones sunnites de Beyrouth".
Les affrontements sanglants ont été déclenchés
mercredi après que le cabinet libanais eut décidé jeudi d'interrompre le
réseau de télécommunications privé du Hezbollah et de limoger le chef de
la sécurité aéroportuaire le général Wafik Shqaier, soupçonné
d'avoir des liens avec le groupe milicien.
Le Hezbollah a considéré cette décision comme "une
déclaration de guerre" faite à son encontre.
Le Liban traverse sa plus grave crise politique
depuis la fin de la guerre civile de 1975-1990. Pour la première fois dans
son histoire, la présidence du pays est vacante depuis le 24 novembre
dernier, où le mandat présidentiel d'Emile Lahoud a pris fin.
L'impasse sur la présidence a envenimé
la crise politique libanaise alors que des inquiétudes se multiplient
sur un nouveau cycle de violences dans le pays du Cèdre, du fait que
les partis politiques ne peuvent toujours pas parvenir à un accord
sur le candidat présidentiel.