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Les affrontements à Beyrouth font six nouveaux morts (télévision)
  2008-05-11 14:44:36  

     BEYROUTH, 10 mai (Xinhua) -- Six personnes ont été tuées et au  moins 35 autres blessées samedi dans un échange de coups de feu au cours d'une cérémonie funéraire dans un quartier sunnite de  l'ouest de Beyrouth, portant à 24 le nombre de morts enregistré  depuis l'éclatement d'affrontements au Liban, a rapporté la chaîne de télévision locale LBC TV. 

     La fusillade a éclaté alors que des partisans du dirigeant de  la majorité parlementaire Saad Hariri organisaient une cérémonie  funéraire pour un membre du Mouvement du Futur de M. Hariri dans  le quartier de Tarik Jedideh de l'ouest de Beyrouth, selon le  reportage. 

     La chaîne de télévision pan-arabe Al-Arabiya a indiqué des  témoins avaient vu des hommes armés du Mouvement Amal (opposition) du président du Parlement libanais tirer sur les personnes  présentes à la cérémonie funéraire, ce que le groupe chiite a  immédiatement démenti. 

     La chaîne de télévision locale NBN TV, organe du Mouvement Amal, a affirmé que le bureau d'Al-Arabiya à Doubaï avait diffusé de  fausses informations pour provoquer et aggraver la situation déjà  tendue à Beyrouth. 

     Les affrontements sanglants ont été déclenchés mercredi, un  jour après que le cabinet libanais eut décidé d'interrompre le  réseau de télécommunications privé du Hezbollah (parti de Dieu) et de limoger le chef de la sécurité aéroportuaire le général Wafik  Shqaier, soupçonné d'avoir des liens avec le groupe armé chiite. 

     Le Hezbollah a considéré cette décision comme "une déclaration  de guerre" faite à son encontre. 

     Le Liban traverse sa plus grave crise politique depuis la fin  de la guerre civile de 1975-1990. Pour la première fois dans son  histoire, la présidence du pays est vacante depuis le 24 novembre  dernier, date à laquelle le mandat présidentiel d'Emile Lahoud a  pris fin.  

     L'impasse sur la présidence a envenimé la crise politique  libanaise alors que des inquiétudes se multiplient sur un nouveau  cycle de violences dans le pays du Cèdre, du fait que les partis  politiques ne peuvent toujours pas parvenir à un accord sur le  candidat présidentiel.