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Le Liban ne tombera pas dans les affrontements
  2008-05-11 14:44:22  

     BEYROUTH, 10 mai (Xinhua) -- Le Premier ministre libanais Fouad Siniora a affirmé samedi que le Liban ne tomberait pas dans les  affrontements sanglants en cours dans le pays.  

     "Votre pays ne tombera pas", a promis M. Siniora à ses  compatriotes dans un discours à la nation prononcé depuis le siège du gouvernement dans le centre de Beyrouth, ajoutant que le peuple libanais ne revivrait pas l'hégémonie ni le terrorisme. 

     "Notre rêve démocratique a été poignardé par le poison du  Hezbollah et de ses alliés (...) Nous ne permettrons pas au  Hezbollah de nous imposer sa guerre ou de violer nos rues et nos  maisons et tuer notre peuple innocent", a affirmé M. Siniora dans  son premier discours depuis la prise de contrôle par le Hezbollah  de Beyrouth ouest au terme de violents combats.  

     Le Premier ministre a relevé que le noyau du problème avec le  Hezbollah était qu'ils voulaient imoser leur croyance aux Libanais sans considérer leur volonté. 

     Il a souligné que le gouvernement ne reviendrait pas sur ses  décisions adoptées, car "nous ne nous laissons pas terroriser par  les armes du Hezbollah." 

     Le réseau de télécommunications du Hezbollah ne peut  fonctionner que sous le contrôle de l'Etat, a-t-il ajouté. 

     M. Siniora a avancé une proposition en cinq points pour  résoudre la crise, qui consiste entre autres à autoriser l'armée à mettre en application les deux décisions du gouvernement, retirer  immédiatement les hommes armés de la rue et organiser  immédiatement l'élection d'un président de consensus. 

     Le Premier ministre a fait ces déclarations alors que les  affrontements sanglants au Liban se poursuivaient samedi pour une  quatrième journée consécutive. Ces affrontements ont fait au moins 24 morts et plus de 80 blessés. 

     Les affrontements sanglants ont été déclenchés mercredi, un  jour après que le cabinet libanais eut décidé d'interrompre le  réseau de télécommunications privé du Hezbollah (parti de Dieu) et de limoger le chef de la sécurité aéroportuaire le général Wafik  Shqaier, soupçonné d'avoir des liens avec le groupe armé chiite. 

     Le Hezbollah a considéré cette décision comme "une déclaration  de guerre" faite à son encontre. 

     Le Liban traverse sa plus grave crise politique depuis la fin  de la guerre civile de 1975-1990. Pour la première fois dans son  histoire, la présidence du pays est vacante depuis le 24 novembre  dernier, date à laquelle le mandat présidentiel d'Emile Lahoud a  pris fin.  

     L'impasse sur la présidence a envenimé la crise politique  libanaise alors que des inquiétudes se multiplient sur un nouveau  cycle de violences dans le pays du Cèdre, du fait que les partis  politiques ne peuvent toujours pas parvenir à un accord sur le  candidat présidentiel.