(Photo: Xinhua/Reuters)
BEYROUTH, 10 mai (Xinhua)
-- L'opposition libanaise, dirigée par le mouvement chiite Hezbollah, a
déclaré avoir retiré samedi après-midi ses éléments armés de Beyrouth,
après l'annonce de l'armée de geler les décisions du gouvernement à son
encontre.
L'opposition libanaise a annoncé dans un communiqué
qu'elle va procéder au retrait de tous ses hommes armés de Beyrouth pour
que le contrôle de la capitale soit assuré par l'armée.
Pourtant, le Hezbollah a insisté sur la poursuite de
sa désobéissance civile jusqu'à ce que ses revendications politiques
soient satisfaites.
La déclaration du Hezbollah intervient peu après que
l'armée eut annoncé le gel des décisions du gouvernement à l'encontre du
Hezbollah et appelé au retrait des militants de l'opposition de
la rue de Beyrouth.
Ce retrait a été confirmé le député de
l'opposition,Ali Hassan Khalil.
(Photo:
Xinhua/Reuters)
Mardi, le cabinet du Premier ministre libanais Fouad
Siniora a décidé de fermer le réseau de télécommunications du Hezbollah et
limoger le chef de la sécurité de l'aéroport, Wafic Choukair,
considéré comme étant un proche du Hezbollah.
Le Hezbollah a rejeté toutes ces décisions,
qualifiées par le chef du mouvement Hassan Nasrallah de "déclaration de
guerre contre la résistance".
Les décisions gouvernementales ont suscité des
agitations et entraîné de violents affrontements entre les partisans des
deux parties opposées au Liban ces quatre derniers jours, faisant au
moins 24 morts et plus de 80 blessés.
Habilitée par M. Siniora de trancher sur ces
décisions, l'armée a décidé de maintenir M. Choukair à son poste et gérer
le dossier de la téléphonie du Hezbollah en fonction de "l'intérêt public
et de la sécurité de la résistance".
(Photo:
Xinhua/Reuters)
Le Liban est placé en porte-à-faux après les
derniers heurts violents à Beyrouth ayant fait au moins 24 morts, qui
laissent planer des craintes sur une nouvelle guerre civile.
Les affrontements entre anti et pro-gouvernementaux
sont entrés au 4e jour consécutif samedi, des tirs sporadiques de roquettes
continuant à retentir dans la capitale.
Vendredi, la chaîne libanaise Future TV, appartenant
au dirigeant de la majorité parlementaire antisyrienne au Liban,
Saad Hariri, a suspendu sa diffusion terrestre et satellitaire après
que des hommes armés eurent assiégé la station avant de la
transférer à l'armée.
En outre, le bâtiment du quotidien al-Moustaqbal à
Ramlet al- Baida, au sud-ouest de Beyrout, a été touché par des tirs de
roquettes et d'armes automatiques vendredi à l'aube.
(Photo:
Xinhua/Reuters)
Selon la presse locale, les militants du Hezbollah
se sont emparés de la quasi-totalité du quartier musulman à Beyrouth des
mains des pro-governmentaux ces derniers jours.
Le Liban traverse sa pire crise politique depuis la
guerre civile de 1975 à 1990, la majorité parlementaire (au pouvoir) et
l'opposition n'ayant toujours pas pu aboutir à une percée dans
l'élection d'un président du pays, poste vacant depuis le 24
novembre dernier, date de l'expiration du mandat de l'ancien
président Emile Lahoud.
La session parlementaire pour élire un président
libanais a été reportée à 18 reprises faute d'un consensus entre les partis
politiques sur la constitution d'un nouveau cabinet.
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