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L'opposition libanaise a retiré ses éléments armés
  2008-05-11 14:12:04  

L'opposition libanaise, dirigée  par le mouvement chiite Hezbollah, a déclaré avoir retiré samedi  après-midi ses éléments armés de Beyrouth, après l'annonce de  l'armée de geler les décisions du gouvernement à son encontre.

(Photo: Xinhua/Reuters)

     BEYROUTH, 10 mai (Xinhua) -- L'opposition libanaise, dirigée  par le mouvement chiite Hezbollah, a déclaré avoir retiré samedi  après-midi ses éléments armés de Beyrouth, après l'annonce de  l'armée de geler les décisions du gouvernement à son encontre. 

     L'opposition libanaise a annoncé dans un communiqué qu'elle va  procéder au retrait de tous ses hommes armés de Beyrouth pour que  le contrôle de la capitale soit assuré par l'armée. 

     Pourtant, le Hezbollah a insisté sur la poursuite de sa  désobéissance civile jusqu'à ce que ses revendications politiques  soient satisfaites. 

     La déclaration du Hezbollah intervient peu après que l'armée  eut annoncé le gel des décisions du gouvernement à l'encontre du  Hezbollah et appelé au retrait des militants de l'opposition de la rue de Beyrouth. 

     Ce retrait a été confirmé le député de l'opposition,Ali Hassan  Khalil.  

L'opposition libanaise, dirigée  par le mouvement chiite Hezbollah, a déclaré avoir retiré samedi  après-midi ses éléments armés de Beyrouth, après l'annonce de  l'armée de geler les décisions du gouvernement à son encontre.

(Photo: Xinhua/Reuters)

     Mardi, le cabinet du Premier ministre libanais Fouad Siniora a  décidé de fermer le réseau de télécommunications du Hezbollah et  limoger le chef de la sécurité de l'aéroport, Wafic Choukair,  considéré comme étant un proche du Hezbollah. 

     Le Hezbollah a rejeté toutes ces décisions, qualifiées par le  chef du mouvement Hassan Nasrallah de "déclaration de guerre  contre la résistance". 

     Les décisions gouvernementales ont suscité des agitations et  entraîné de violents affrontements entre les partisans des deux  parties opposées au Liban ces quatre derniers jours, faisant au  moins 24 morts et plus de 80 blessés. 

     Habilitée par M. Siniora de trancher sur ces décisions, l'armée a décidé de maintenir M. Choukair à son poste et gérer le dossier  de la téléphonie du Hezbollah en fonction de "l'intérêt public et  de la sécurité de la résistance". 

L'opposition libanaise, dirigée  par le mouvement chiite Hezbollah, a déclaré avoir retiré samedi  après-midi ses éléments armés de Beyrouth, après l'annonce de  l'armée de geler les décisions du gouvernement à son encontre.

(Photo: Xinhua/Reuters)

     Le Liban est placé en porte-à-faux après les derniers heurts  violents à Beyrouth ayant fait au moins 24 morts, qui laissent  planer des craintes sur une nouvelle guerre civile. 

     Les affrontements entre anti et pro-gouvernementaux sont entrés au 4e jour consécutif samedi, des tirs sporadiques de roquettes  continuant à retentir dans la capitale. 

     Vendredi, la chaîne libanaise Future TV, appartenant au  dirigeant de la majorité parlementaire antisyrienne au Liban, Saad Hariri, a suspendu sa diffusion terrestre et satellitaire après  que des hommes armés eurent assiégé la station avant de la  transférer à l'armée. 

     En outre, le bâtiment du quotidien al-Moustaqbal à Ramlet al- Baida, au sud-ouest de Beyrout, a été touché par des tirs de  roquettes et d'armes automatiques vendredi à l'aube. 

L'opposition libanaise, dirigée  par le mouvement chiite Hezbollah, a déclaré avoir retiré samedi  après-midi ses éléments armés de Beyrouth, après l'annonce de  l'armée de geler les décisions du gouvernement à son encontre.

(Photo: Xinhua/Reuters)

     Selon la presse locale, les militants du Hezbollah se sont  emparés de la quasi-totalité du quartier musulman à Beyrouth des  mains des pro-governmentaux ces derniers jours. 

     Le Liban traverse sa pire crise politique depuis la guerre  civile de 1975 à 1990, la majorité parlementaire (au pouvoir) et  l'opposition n'ayant toujours pas pu aboutir à une percée dans  l'élection d'un président du pays, poste vacant depuis le 24  novembre dernier, date de l'expiration du mandat de l'ancien  président Emile Lahoud. 

     La session parlementaire pour élire un président libanais a été reportée à 18 reprises faute d'un consensus entre les partis  politiques sur la constitution d'un nouveau cabinet.

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