RANGOON, 10 mai
(Xinhua) -- Voici les principaux points du projet de constitution du
Myanmar élaboré par une commission ad hoc composée de 54 membres :
1. Le nom officiel du pays est la République de
l'Union du Myanmar. Sa capitale est Nay Pyi Taw, un district placé sous
l'administration directe du président de la République. Le pays est
constitué de sept régions administratives (en remplacement des divisions),
sept Etats, cinq régions autonomes d'ethnie minoritaire et d'une division
autonome minoritaire.
2. Le président de la République est le Chef de
l'Etat et élu par une élection parlementaire. Il préside la Commission
nationale de la défense et de la sécurité où siège également le commandant
en chef de l'Armée.
3. Le Pyidaungsu Hluttaw (Parlement de l'Union) est
constitué du Pyithu Hluttaw (Chambre des représentants) et de l'Amyotha
Hluttaw (Chambre des nationalités). Le pouvoir législatif est
partagé entre le Parlement de l'Union, les Parlements régionaux
et les Parlements d'Etat.
4. Politiquement, il adopte un système
multipartite.
5. L'Armée joue un rôle dirigeant dans la politique
nationale du pays. L'Armée détient les 25% des sièges du Parlement. Les
représentants militaires sont nommés par le commandant en chef de
l'Armée. L'Armée détient les portefeuilles de la Défense, de la
Sécurité, et des Affaires frontalières. Le commandant en chef de
l'Armée est le chef suprême de toutes les forces amées et autorisé à
prendre et à exercer tous les pouvoirs de l'Etat en cas d'un état
d'urgence qui menace l'union du pays, la solidarité nationale et la
souveraineté nationale.
6. Economiquement, le pays adopte un système orienté
vers le marché, et permet la participation du secteur privé aux
entreprises étatiques, régionales et coopératives, ainsi qu'aux
co- entreprises en faveur du développement économique national. La
Constitution n'autorise ni la nationalisation de sociétés privées ni
la démonétisation de billets bancaires légaux.
7. Le Myanmar adopte une politique étrangère
indépendante, active et non-alignée. Il maintient ses relations d'amitié
avec les pays étrangers, et soutient les principes de la co-existence
pacifique entre pays. Il n'autorise pas de déloiement de troupes
étrangères sur son territoire.
8. Le texte constitutionnel ne sera modifié qu'avec
un consentement de plus de 75% des membres parlementaires et de plus
de 50% des électeurs inscrits.