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Le gouvernement et les rebelles centrafricains parviennent à un accord à Libreville sous l'égide du président gabonais
  2008-05-10 07:54:24  

     LIBREVILLE, 9 mai (Xinhua) -- Le gouvernement centrafricain et  l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD,  mouvement rebelle) ont conclu vendredi à Libreville un accord de  paix sous l'égide du président gabonais Omar Bongo Ondimba,  parrain des discussions entre les deux parties. 

     L'accord de Libreville a été conclu après une longue journée  de négociations entamées vendredi matin au ministère gabonais des  Affaires étrangères et qui se sont achevées devant le président  Omar Bongo Ondimba dans son palais du bord de mer. 

     Le document prévoit un cessez-le-feu immédiat, l'abandon des  poursuites judiciaires contre les combattants de l'APRD, la  libération des personnes détenues et la réhabilitation des zones  affectées par la guerre. 

     Jean Jacques Demafouth, le président de l'APRD qui a paraphé le document pour le compte de son mouvement armé, a salué cet accord. 

     "C'est une victoire pour la Centrafrique", a-t-il affirmé au  terme des négociations de Libreville. 

     Cyriaque Gonda, ministre centrafricain de la Communication, a  également exprimé sa satisfaction suite à la conclusion de cet  accord censé ramener la paix dans son pays. 

     L'APRD est l'unique mouvement rebelle qui était encore en  activité dans le pays. L'accord de Libreville prévoit le  désarmement, le regroupement et la réinsertion de certains  combattants de l'APRD dans les Forces armées centrafricaines. 

     L'accord amnistie certains leaders politiques poursuivis par la justice centrafricaine. C'est le cas de Jean Jacques Demafouth  poursuivi pour des crimes qu'il aurait commis au moment où il  occupait les fonctions de ministre de la Défense sous le régime de l'ancien président Anges Félix Patassé. 

     Le document n'a pas cependant spécifié le cas de l'ancien  président Patassé dont le dossier judiciaire a été confié à la  Cour pénale internationale (CPI) qui a ouvert une enquête en mai  2007. 

     L'accord de Libreville est une espèce de feu vert pour  l'organisation du dialogue "inclusif " en cours de préparation à  Bangui pour réconcilier les fils et filles de ce pays.