BEYROUTH, 9 mai (Xinhua) -- Au moins huit personnes
ont été tuées et 40 autres blessées au cours de ces trois jours de
combats interconfessionnels à Beyrouth, a-t-on appris de sources de
sécurité libanaises.
Parmi les 40 blessés, deux se trouvent dans un état
critique, on précisé ces sources à Xinhua sous le couvert
d'anonymat.
C'est le troisième jour des
conflits sectaires entre le Hezbollah et les partisans pro-gouvernement à
Beyrouth, où les deux parties belligérantes ont échangé des tirs
d'artillerie et de roquettes dans la nuit de jeudi à vendredi.
(Photo: Xinhua/AFP)
Parallèlement, le site internet d'informations
Naharnet a rapporté que le bâtiment du journal Al-Mustaqbal, dans le
sud- ouest de Beyrouth, avait été attaqué par des roquettes et des
tirs d'artillerie à l'aube ce vendredi.
Les militants du Hezbollah ont été déployés à
Beyrouth, en particulier dans les districts de Hamra, de Karakol Druze, de
Raouche, de Mulla, de Talet el-Khayat, de Zaidaniyeh, de Ras
Nabaa, de Basta Zoqaq Blat et de Nweiri, selon le reportage.
Le Liban traverse sa plus grave
crise politique depuis la fin de la guerre civile de 1975-1990. Pour la
première fois dans son histoire, la présidence du pays est vacante depuis
le 24 novembre dernier, où le mandat présidentiel d'Emile Lahoud a pris
fin.
(Photo: Xinhua/AFP)
Une initiative arabe, adoptée le 6 janvier au Caire
en Egypte, prône l'élection du chef de l'armée libanaise, le général
Michel Sleimane, à la présidence, la formation d'un gouvernement d'union
nationale et l'adoption d'une nouvelle loi électorale.
Les parties prenantes dans cette crise semblent
avoir conclu un accord sur la candidature du général Sleinmane à la
présidence, mais demeurent largement divisées sur la formation d'un
nouveau gouvernement et l'élaboration de la nouvelle loi électorale.