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Liban : une chaîne fermée après l'attaque de l'opposition
  2008-05-09 17:32:00  

      BEYROUT, 9 mai (Xinhua) -- La chaîne libanaise Future TV a  suspendu vendredi sa diffusion terrestre et satellitaire, après  que des hommes armés eurent assiégé la station avant de la  transférer à l'armée, a rapporté la chaîne New TV.  

     Le dirigeant de la majorité parlementaire antisyrienne au Liban, Saad Hariri, a annoncé que la chaîne a été forcée à cesser de  diffuser et qu'elle était placée sous contrôle de l'armée. 

     En outre, le bâtiment du quotidien al-Moustaqbal à Ramlet al- Baida, au sud-ouest de Beyrout, a été touché par des tirs de  roquettes et d'armes automatiques vendredi à l'aube, a révélé le  site internet Naharnet. 

     Trois bureaux du parti al-Mustaqbal dans la zone de Ras Nabaa,  à l'ouest de la capitale, ont été occupés par l'opposition, et des accrochages ont eu lieu dans la plupart des quartiers dans l'ouest de Beyrouth, faisant deux morts et cinq blessés, selon la même  source. 

     Les affrontements dans la rue entre les partisans chiites et  sunnites à Beyrouth sont entrés dans leur troisième jour  consécutif, alimentant les craintes sur une escalade de violences. 

     Jeudi, le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a annoncé que le gouvernement avait fait une "déclaration de guerre", et  ferait face à une "légitime défense". 

     Ses avertissements interviennent après que le gouvernement eut  déclaré "illégal et inconstitutionnel" le réseau privé de  téléphone du Hezbollah, qui constitue une menace à la sécurité de  l'Etat. 

     Le cabinet a aussi décidé de destituer le chef du service de  sécurité du seul aéroport international Wafik Shqaier pour ses  liaisons avec le Hezbollah. 

     Mercredi, des violences ont éclaté entre les partisans du  Hezbollah soutenu par l'Iran et ceux du gouvernement appuyé par  l'occident, avec des explosions et tirs entendus dans l'ensemble  de la capitale. 

     Le Liban traverse sa pire crise politique depuis la guerre  civile de 1975 à 1990, la majorité parlementaire (au pouvoir) et  l'opposition n'ayant toujours pas pu aboutir à une percée dans  l'élection d'un président du pays, poste vacant depuis le 24  novembre dernier, date de l'expiration du mandat de l'ancien  président, Emile Lahoud. 

     La session parlementaire pour élire un président libanais a été reportée à 18 reprises faute d'un consensus entre les partis  politiques sur la constitution d'un nouveau cabinet.