PARIS, 6 mai (Xinhua) --
Des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique de France
ont identifié une nouvelle protéine au sein du parasite, responsable de la
maladie du sommeil, ce qui permet d'envisager des stratégies thérapeutiques
contre cette épidémie qui affecte notamment l'Afrique sub-saharienne, a
déclaré mardi le CNRS dans un communiqué.
Cette protéine, appellée BILBO1, joue un rôle
crutial dans le fonctionnement et la survie du parasite, en permettant la
formation d'une poche grâce à laquelle le parasite s'alimente, il
suffit donc de bloquer l'expression de BILBO1 pour que ce dernier
soit anéanti, selon le CNRS.
Transmise par les piqûres de la mouche tsé-tsé, la
maladie du sommeil atteint actuellement 50.000 à 70.000 personnes et
menace potentiellement 60 millions d'habitants répartis sur près de 36
pays africains, a estimé le CNRS, ajoutant que cette découverte,
publiée le 6 mai dans la revue scientifique PLoS Biology, laisse
entrevoir de nouveaux traitements contre la maladie.