GENEVE, 5 mai (Xinhua) -- Le Progamme des Nations
Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Union postale universelle (UPU) ont
décidé de collaborer pour réduire les émissions de CO2 causées
par les membres du secteur postal, a annoncé lundi l'UPU dans un
communiqué.
Aux termes d'un accord signé la semaine dernière à
Berne par le PNUE et l'UPU, le PNUE apportera son expertise à l'UPU pour
calculer le volume des émissions de gaz à effet de serre généré par
le secteur postal.
L'UPU lancera prochainement un questionnaire auprès
des 191 pays membres de l'organisation pour recueillir des données
pertinentes sur l'ensemble du secteur, y compris la taille du
parc immobilier, de la flotte de véhicules, le kilométrage parcouru
par ces véhicules et le volume de carburant consommé.
Une fois ce bilan dressé, le PNUE aidera l'UPU à
définir une méthode pour quantifier les émissions de gaz à effet de serre
générées. L'UPU et le PNUE proposeront ensuite un éventail de
solutions permettant aux opérateurs postaux de réduire ces émissions
et en mesureront l'efficacité d'une année à l'autre.
Selon les estimations les plus modestes, le
secteur postal mondial, plus de cinq millions d'employés postaux (jusqu'à
10 millions si on le considère dans son ensemble) et 660
000 établissements postaux, a recours à quelque 250
000 motocyclettes, plus de 600 000 véhicules et des centaines d'avions
pour distribuer le courrier dans le monde. C'est sans compter les
tonnes de papier utilisées quotidiennement pour assurer la communication.
Le secteur a donc son rôle à jouer dans la réduction des émissions de gaz
à effet de serre.