BEIJING, 29 avril (Xinhua) -- Un expert tibétain a
réfuté l'allégation du livre populaire "Tibet: une histoire politique"
sur le "statut indépendant" de la région autonome depuis
l'antiquité, selon le Quotidien du Peuple de mardi.
Basang Wangdu, membre du conseil de l'Association
internationale des études tibétaines, a dit que le gouvernement
central exerçait une juridiction effective sur le Tibet depuis le
13e siècle, discréditant l'argument de "l'indépendance du Tibet" de
facto soutenu par Tsepon W. D. Shakabpa, savant invité de l'Université
Yale et officiel de l'ancien gouvernement régional du Tibet.
Basang Wangdu, qui dirige aussi l'Institut des
études ethniques de l'Académie des sciences sociales de la région autonome
du Tibet, a dit que "l'indépendance du Tibet" prônée par la clique du dalaï
lama était largement basée sur ce livre qui a déformé et fabriqué
l'histoire, selon le journal.
Pendant la dynastie des Yuan (1271-1368), le
gouvernement a mandaté trois dirigeants régionaux pour gouverner les
régions de population tibétaine dans l'ouest de la Chine. En 1288, le
régime des Yuan a formalisé un organe de niveau ministériel pour
gouverner toute la région tibétaine.
En même temps, le gouvernement central des Yuan a
enregistré les foyers tibétains, établi 27 relais de poste et pris la
responsabilité de nommer des officiels régionaux, a ajouté Basang
Wangdu.
La dynastie des Ming (1368-1644) a poursuivi la
juridiction du Tibet, caractérisée par la soumission reconnue du régime
régional du Tibet au gouvernement central, le déploiement d'organes
administratifs et militaires par le gouvernement central et les plus
hauts titres religieux conférés par le gouvernement central à des chefs
monastiques.
Lors de la dynastie des Qing, un remarquable chef
religieux de la secte Jaune, Ngawang Lozang Gyatso, a effectué une visite
officielle dans la capitale des Qing, Beijing, et s'est vu conférer
le titre de dalaï lama par l'empereur de l'époque, toujours selon le
journal.
Dès lors, il est devenu un rituel que le dalaï lama
soit conféré par le gouvernement central.
En outre, la cour impériale des Qing a restructuré
la gestion administrative du gouvernement régional du Tibet et réglementé
les procédures de réincarnation du dalaï lama et du panchen lama.
Après sa fondation en 1911, le gouvernement de la
République de Chine a réaffirmé l'autorité du gouvernement central sur le
Tibet. Le Tibet a élu 20 délégués au congrès national en 1913.
En 1927, le gouvernement central a établi une
commission spéciale chargée des affaires tibétaines, qui a été suivie par
l'initiative du dalaï lama d'établir son bureau représentatif en
1930 à Nanjing, capitale de l'époque. Le gouvernement central, selon
la tradition, a rectifié la réincarnation du dalaï lama et du panchen
lama, envoyé des représentants pour présider la cérémonie la plus sacrée
de l'installation du nouveau dalaï et du nouveau panchen.
Basang Wangdu a dit que l'établissement de
la République populaire de Chine avait été bien accueilli tant par
les religieux que par les laïcs au Tibet. Le 29 octobre 1951, l'Armée
populaire de Libération est arrivée à Lhasa. Le gouvernement central a
annoncé l'organisation du gouvernement autonome régional du Tibet en
1965.