NIAMEY, 28 avril (Xinhua) -- Les parlementaires
nigériens, en session ordinaire, ont suivi lors d'une journée
d'information, lundi matin, un plaidoyer pour la réduction de la mortalité
maternelle et néonatale.
Organisé par le réseau parlementaire nigérien sur
les questions de populations et développement en collaboration avec le
ministère de la Santé publique, ce plaidoyer vise à amener les élus à jouer
un rôle dynamique dans la promotion des activités de santé de la
reproduction et de la santé maternelle et néonatale.
Il s'agit, a indiqué le président du réseau par
intérim, le député Magagi Maman Dada, de "porter le budget alloué au
ministère en charge de la santé actuellement de 8% à 15% d'ici à 2015 et de
mettre un accent particulier sur le Plan National de Sécurisation
des Produits de Santé de la Reproduction".
Il a aussi souhaité qu'à la fin de cette journée,
les députés aient une préoccupation commune quant à la nécessité de créer
les conditions d'un dialogue politique et d'une planification
stratégique en matière de santé maternelle, de maternité à
moindre risque et de santé néonatale.
Quant à la secrétaire générale du ministère de la
Santé publique, Dr Moussa Fatouma, elle a invité les députés à porter
une attention particulière à la feuille de route africaine sur la
santé de la reproduction adoptée à Harare (Zimbabwe) en février 2008
et celle au niveau national qui s'en est inspirée.
Cette feuille de route, en effet, vise à "accélérer
la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en vue
d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement", a
précisé la secrétaire générale du ministère de la Santé.
C'est pour atteindre cet objectif et après avoir
pris en compte le Plan du Développement Sanitaire (PDS) et le Programme
National de Santé de la Reproduction (PNSR) que le Niger a élaboré une
feuille de route nationale qui s'appuie sur un outil de plaidoyer
appelé modèle REDUCE/ALIVE.
Un modèle qui met l'accent sur la
sécurisation des produits de santé de la reproduction pour permettre de réduire
d'ici à 2015 de 75% le ratio de la mortalité maternelle et de 50% le
taux de mortalité néonatale.