PYONGYANG, 26 avril (Xinhua) -- La République
populaire démocratique de Corée (RPDC) a rejeté samedi la proposition du
président sud-coréen Lee Myung-bak de mettre sur pied des bureaux de
liaison dans les capitales des deux pays de la péninsule coréenne.
Cette proposition est une "tentative" de diviser de
manière permanente la péninsule coréenne, et doit être "rejetée et
condamnée" par la population coréenne, commente le journal officiel
Rodong Sinmun.
Le 17 avril, le président sud-coréen Lee Myung-bak,
a proposé, lors d'une visite aux Etats-Unis, d'ouvrir des premiers bureaux
de liaison à Séoul et à Pyongyang.
Le commentaire exhorte le président Lee à respecter
la Déclaration commune du 15 juin 2000 et celle du 4 octobre 2007,
signées respectivement par les dirigeants des deux pays.
La dernière décennie, les deux Corées ont fait des
progrès importants vers la réconciliation, progrès marqués notamment par
le premier sommet inter-coréen en 2000 et la connection des
lignes ferroviaires transfrontalières.
Les relations intercoréennes se sont tendues après
l'arrivée au pouvoir du conservateur Lee Myung-bak, qui a affirmé vouloir
réviser la politique de rapprochement adoptée ses deux prédécesseurs
libéraux.
Le 1er avril, Pyongyang a déjà critiqué
la politique de M. Lee, en l'étiquettant comme un "traître" et un
"flagorneur" des Américains. La RPDC a également accusé la Corée du Sud de
tenter une attaque préventitve contre Pyongyang, en y promettant une
riposte vive.