NEW YORK (Nations Unies), 25 avril (Xinhua) -- Le
secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a lancé vendredi un
appel pour la réalisation d'ici 2010 d'une couverture universelle
essentielles de contrôle du paludisme en Afrique.
A l'occasion de la Journée mondiale contre le
paludisme, M. Ban, son représentant spécial pour le paludisme Ray Chambers,
ainsi que des dirigeants de la santé mondiale ont annoncé un programme
visant à réaliser cet obectif au 31 décembre 2010.
Le paludisme a coûté la vie chaque année à plus d'un
million de personnes dans le monde, en majorité des enfants et des femmes
enceintes en Afrique, selon l'Organisation mondiale de la Santé
( OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef).
"Alors que nous sommes à mi-parcours de la course
vers les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), nous avons
désespérément besoin d'accroitre nos efforts pour faire reculer
le paludisme", a souligné M. Ban dans un communiqué.
Pour cette initiative internationale, qui comporte
la distribution massive de moustiquaires imprégnées d'insecticide,
et la disponibilité de traitements et de centres de santé
spécialisés, l'ONU a appelé à une coopération étroite de tous ses
partenaires du développement.
"Nous avons les ressources et le savoir-faire, mais
nous avons moins de 1.000 jours avant la fin-2010", a affirmé M. Ban tout
en mettant l'accent sur la nécessité urgente de réaliser cet
objectif. Ann Veneman, la directrice exécutive de l'Unicef, a demandé des
efforts supplémentaires pour lutter contre cette maladie qui demeure
endémique dans 107 pays et territoires.
"C'est une maladie que l'on peut prévenir et dont on
peut guérir et contre laquelle on peut lutter avec des moustiquaires
ou d'autres méthodes ayant fait leurs preuves dans le cadre de
programmes communautaires intégrés", a indiqué la responsable dans un
communiqué.
L'Unicef estime qu'il faut des interventions
à bien plus grande échelle, un financement durable et une participation
et une prise en charge par les communautés tout autant que
des partenariats renforcés aux niveaux mondial, régional et national.