NAIROBI, 25 avril
(Xinhua) -- Le gouvernement kenyan a exclu vendredi toute amnistie
générale pour les responsables des violences post-électorales qui ont
secoué le pays après la présidentielle contestée de décembre.
La ministre de la Justice Martha Karua a affirmé que
le gouvernement ne permettrait aucune amnistie, soulignant que les
responsables devaient être jugés.
Karua, qui accompagne le président kenyan Mwai
Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga dans la Province de la Vallée
du Rift, région la plus touchée par les affrontements, a estimé que
l'amnistie encouragerait l'impunité.
La ministre a insisté sur l'importance d'instruire
rapidement les différentes affaires criminelles pour pouvoir juger les
coupables et libérer les innocents.
"Je suis d'accord avec ceux qui demandent des
jugements rapides pour que les innocents puissent être libérés mais je
m'oppose à toute amnistie générale pour les émeutiers présumés", a-t-elle
déclaré à l'occasion de sa visite dans la région.
Les autorités ont arrêté près de 3 000 personnes
soupçonnées d'avoir participé aux émeutes et plusieurs ont déjà été
jugées par différents tribunaux à travers le pays.
Les violences post-électorales, auxquelles un
accord de partage du pouvoir a mis fin, ont fait plus de 1 000 morts et 350
000 déplacés au Kenya.