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Le gouvernement kenyan exclut d'amnistier les responsables des violences post-électorales
  2008-04-26 13:43:32  

       NAIROBI, 25 avril (Xinhua) -- Le gouvernement kenyan a exclu  vendredi toute amnistie générale pour les responsables des  violences post-électorales qui ont secoué le pays après la  présidentielle contestée de décembre.  

     La ministre de la Justice Martha Karua a affirmé que le  gouvernement ne permettrait aucune amnistie, soulignant que les  responsables devaient être jugés.  

     Karua, qui accompagne le président kenyan Mwai Kibaki et le  Premier ministre Raila Odinga dans la Province de la Vallée du  Rift, région la plus touchée par les affrontements, a estimé que  l'amnistie encouragerait l'impunité. 

     La ministre a insisté sur l'importance d'instruire rapidement  les différentes affaires criminelles pour pouvoir juger les  coupables et libérer les innocents. 

     "Je suis d'accord avec ceux qui demandent des jugements rapides pour que les innocents puissent être libérés mais je m'oppose à  toute amnistie générale pour les émeutiers présumés", a-t-elle  déclaré à l'occasion de sa visite dans la région. 

     Les autorités ont arrêté près de 3 000 personnes  soupçonnées d'avoir participé aux émeutes et plusieurs ont déjà  été jugées par différents tribunaux à travers le pays.  

     Les violences post-électorales, auxquelles un accord de partage du pouvoir a mis fin, ont fait plus de 1 000 morts et 350 000  déplacés au Kenya.