NAIROBI, 25 avril (Xinhua) -- Deux agences de l'ONU
ont lancé vendredi un appel aux dons pour faire face à la nouvelle vague
de réfugiés somaliens venus au Kenya pour échapper aux violences
dans leur pays.
Dans un communiqué conjoint, le Haut Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire
mondial (PAM) ont indiqué que près de 1 000 nouveaux réfugiés
franchissaient chaque semaine la frontière avec le Kenya -- 12
000 sont arrivés au camp de Dadaab depuis le début de l'année.
Selon les agences, la plupart des réfugiés vient de
Mogadiscio, Kismayo et de la région de Juba.
"Les conditions en Somalie se sont terriblement
dégradées ces derniers mois et les gens qui arrivent en ce moment au Kenya
sont désespérés et ont besoin d'une aide immédiate", a expliqué la
représentante du HCR au Kenya, Liz Ahua.
Malgré que la fontière entre les deux pays soit
fermée, le gouvernement kenyan accueille les demandeurs d'asile somaliens,
ont précisé les agences, ajoutant que dans les trois camps autour de
Dadaab (nord du Kenya), la population est trois fois supérieure à celle
recommandée.
Le PAM demande 13 millions de dollars
supplémentaires pour nourrir les réfugiés et ceux qui continueront
d'arriver, alertant que la nourriture pourrait manquer dès septembre faute
de dons.
"Un don confirmé maintenant mettra quatre mois à
parvenir dans les camps du nord du Kenya, c'est pourquoi nous avons besoin
d'aide tout de suite", a expliqué Burkard Oberle, directeur du PAM au
Kenya.
Le HCR a pu utiliser le Fond de réponse d'urgence
(CERF) pour faire face aux problèmes les plus urgents (abri, eau propre,
sanitaires) et il a ouvert un poste à Liboi, sur la frontière, pour
contrôler et enregistrer les personnes franchissant la frontière.
D'après ses estimations, 40 000 nouveaux réfugiés
devraient arriver cette année et il faudra environ 3,8 millions de dollars
pour répondre à leurs besoins.
Les combats se sont intensifiés en Somalie
entre l'insurrection et les forces du gouvernement et ils ont fait des
milliers de victimes civiles.