NAIROBI, 25 avril (Xinhua) -- Le Fonds des Nations
Unies pour l'enfance (Unicef) a appelé vendredi à des efforts durables
pour lutter contre le paludisme en marquant la journée internationale
contre cette maladie infectieuse, a-t-on appris d'un communiqué
publié par l'organisation.
"Il est inacceptable que le paludisme soit chaque
année la cause du décès de plus d'un million de personnes, surtout des
enfants", a déploré Ann Veneman, la directrice générale de
l'Unicef.
Mme Veneman a indiqué que chaque année sur le
million de personnes qui meurt du paludisme, environ 800.000 sont des
enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique subsaharienne où le
paludisme est très répandu.
"Le paludisme est une maladie que l'on peut soigner
et éviter et qu'il est possible de contrôler en développant le recours aux
moustiquaires et à d'autres interventions qui ont fait leurs
preuves, dans le cadre de programmes intégrés, de proximité",
a-t- elle expliqué.
Le paludisme est endémique dans 107 pays et
territoires où vivent 40% de la population mondiale. Il s'agit vraiment
d"'une maladie sans frontière", thème de la Journée mondiale contre le
paludisme 2008.
L'augmentation de la prise de conscience mondiale
sur le paludisme a abouti ces dernières années à une hausse
significative des ressources disponibles en cette matière, grâce aux
efforts du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le
paludisme, de l'initiative anti-paludisme du président américain, de
la Banque mondiale, de l'Unicef et d'autres organisations. Ces moyens sont
actuellement employés pour réaliser des améliorations rapides et augmenter
l'accès des interventions médicales pour le paludisme.
Depuis 2003, la plupart des pays africains ont
commencé à adopter la thérapeutique de combinaisons à base d'artémisinine
( ACT), le traitement le plus efficace recommandé par
l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
La production de l'ACT a connu à l'échelle mondiale
une importante progression, le volume passant de moins de quatre
millions de doses en 2004 à plus de 100 millions en 2006.
Dans 16 des 20 pays africains où les statistiques
sont disponibles, l'utilisation des moustiquaires imprégnées
d'insecticide a triplé depuis 2000.
"En Ethiopie, depuis 2005, 18 millions de
moustiquaires imprégnées d'insecticide de longue durée, qui protègent
contre le paludisme ont été distribuées, et au Kenya, au cours des cinq
dernières années, ce chiffre s'est élevé à 10 millions", a évoqué
Mme Veneman.
"Ces succès montrent ce que l'on peut réaliser
dans le cadre d'une action concertée. Mais avec 800.000 enfants africains
qui meurent chaque année du paludisme, il est clair que beaucoup
reste à faire", a souligné la directrice générale.