LUANDA, 24 avril (Xinhua) -- Le ministère angolais
de la Santé (MINSA) a défini comme un de ses principaux défis la création
des mécanismes susceptibles de contrôler et de donner une réponse à
la hausse des cas de maladies chroniques dans le pays, a déclaré
jeudi à Luanda la vice-ministre angolaise de la Santé Evelise
Fresta.
Elle a indiqué à la presse que son ministère
accorderait d'importance à l'hypertension, au diabète et au cancer, en
expliquant que ces maladies chroniques étaient à présent plus
communes que jamais, et que les autorités de la santé n'étaient pas
encore prêtes à y donner une réponse médicale adéquate.
Mme Fresta a dit que ces maladies constituaient une
grande inquiétude de son ministère, non seulement parce qu'elles sont
difficiles à guérir, mais également l'impact qu'elles ont sur la
population et leurs coûts élevés.
Elle a fait savoir que son ministère prêtait
maintenant une attentation particulière à ces malades en améliorant
l'accès à la médecine pour les épidemies mentionnées.
"Nous tentons maintenant de fournir gratuitement la
médecine à ces malades et de travailler pour créer dans tous les hôpitaux
des consultations pour l'hypertension et le diabète", a-t-elle
précisé.
En ce qui concerne la lutte contre le cancer,
a-t-elle dit, les médecins angolais préparent maintenant un dossier pour
évaluer la situation de cette maladie, avec la création, dans toutes les
provinces, des centres oncologues locaux, et la formation de plus de
médecins dans le but de diagnostiquer le cancer le plus tôt possible.
Selon elle, le ministère de la Santé s'apprête
également à construire un hôpital pour le traitement du cancer dans la
capitale de Luanda et d'autres centres médicaux dans toutes les
18 provinces.
Au cours de ces six dernières années, a rappelé
Mme Fresta, le ministère de la Santé a aussi prêté une attention spéciale
aux maladies comme la tuberculose, le HIV/sida, la malnutrition,
le malaria, les maladies parasitiques et infectueuses et
la diarrhée.