ABIDJAN, 24 avril (Xinhua)
-- Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé jeudi à
Abidjan les autorités ivoiriennes à respecter le délai pour l'organisation
des élections fixées au 30 novembre 2008.
(Photo: Xinhua/AFP)
"Nous avons discuté avec le président Laurent Gbagbo
et le Premier ministre Guillaume Soro de l'importance à mener cette
élection comme prévue et comme annoncée pour le 30 novembre", a
indiqué M. Ban lors d'une conférence de presse.
(Photo: Xinhua/AFP)
"J'ai prévenu le président et le Premier ministre
que, même s'il y avait des obstacles imprévus, il serait extrêmement
important de remplir cet engagement", a poursuivi le premier
responsable de l'ONU.
Arrivé mercredi en Côte d'Ivoire pour une visite de
deux jours, M. Ban était sur la dernière étape de sa tournée de quatre pays
en Afrique de l'Ouest entamée le 19 avril, qui l'a déjà conduit au
Ghana, au Liberia et au Burkina Faso.
Selon lui, les Nations Unies "se félicitent des
progrès réalisés dans la mise en oeuvre de l'accord de Ouagadougou (...)
mais on ne peut ignorer l'ampleur des défis considérables qu'il
reste à surmonter" dans le processus de paix.
Evoquant le financement du processus électoral,
qu'il a qualifié de l'une des possibles "difficultés", M. Ban a promis
que la communauté internationale continuerait de soutenir
financièrement le processus en cours, "comme elle a déjà commencé à
le faire".
M. Ban a ainsi exhorté les différentes parties
ivoiriennes à solidifier les progrès obtenus depuis la signature de
l'accord de Ouagadougou, en intensifiant leurs efforts pour que "le
potentiel actuel de retour de la paix se traduise en une réalité concrète
de paix".
Interrogé sur la violation des droits de l'Homme et
l'impunité signalées depuis le déclenchement de la crise ivoirienne, il a
indiqué que la promotion et la protection de droits constituent des
règles pour la communauté internationale et qu'"il ne devrait pas y avoir
d'impunité quoiqu'il arrive".
La Côte d'Ivoire est engagée dans un processus de
sortie de crise relancé par la signature de l'accord de Ouagadougou, signé
en mars 2007 par MM. Gbagbo et Soro, ce dernier étant par ailleurs le
chef de l'ex-rébellion, qui détient le nord du pays suite à un coup d'Etat
raté en septembre 2002.
L'élection présidentielle, considérée comme la seule
sortie de crise dans le pays, a été initialement prévue pour octobre 2005,
fin du mandat constitutionnel du président Gbagbo, mais repoussée à
plusieurs reprises faute de consensus sur le désarmement et
l'identification de la population.