LOME, 24 avril (Xinhua) -- Les Etats représentés à
l'atelier de Lomé sur la promotion de l'universalité de la convention de
certaines armes classiques et ses protocoles annexes n'ont
apparemment plus de problème à ratifier cet instrument juridique, a
appris jeudi l'Agence Xinhua de sources de cet atelier.
L'atelier a regroupé en début de semaine des experts
venus des pays d'Afrique de l'Ouest et de l'Est, et se poursuivait jeudi
pour les pays de la Corne de l'Afrique, les pays des Grands Lacs et
de l'Afrique australe.
"Il n'y a pas d'obstacle pour les Etats représentés
à l'atelier à s'engager dans la ratification de l'instrument juridique", a
estimé Agnès Marcaillou, chef de la division département régional de
l'institution onusienne.
Elle s'est fondée sur le fait que tous les Etats
présents sont Etats parties à la Convention d'Ottawa d'interdiction des
mines antipersonnel et aussi de la Convention de Genève sur le droit
humanitaire.
"C'était la démonstration pour nous qu'il n'y a pas
d'obstacle pour les gouvernements qui étaient ici à s'engager dans la
ratification de l'instrument juridique", a-t-elle justifié.
Selon Mme Marcaillou, une fois qu'on devient Etat
partie de cette Convention, on participe aux instances multilatérales de
négociations qui pourront offrir l'opportunité à l'Afrique d'être
entendue.
"On a tout fait pour les sensibiliser, leur
expliquer les éléments qu'ils ne comprenaient pas et qui freinaient leur
adhésion à cet instrument", a expliqué de son côté Richard Ivor
Fung, directeur du Centre régional des Nations Unies pour la paix et
le désarmement en Afrique.
"On ne peut pas contrôler ces Etats là, ils ont
des réalités différentes chez eux", a-t-il relevé, souhaitant que les
experts une fois rentrés aient à travailler avec le soutien de
leurs gouvernements respectifs pour permettre une adhésion et
une ratification de cet instrument et ses protocoles annexes.