ALGER, 24 avril (Xinhua) -- Il est nécessaire pour
les pays africains de comprendre les enjeux du secteur des transports sur
le continent en donnant des orientations "pertinentes" afin
d'assurer la cohérence dans l'élaboration des politiques et
stratégies de développement des infrastructures et services des
transports, a indiqué jeudi à Alger le commissaire en charge des
infrastructures et de l'énergie à la Commission de l'Union africaine
(UA), Bernard Zoba, à l'ouverture de la première conférence des ministres
des Transports de l'UA.
Un certain nombre de questions soumises à l'examen
de la conférence nécessite "un engagement réel de la part des Etats
membres", a indiqué M. Zoba citant l'opérationnalisation de l'agence
d'exécution de la décision de Yamoussoukro portant sur la libéralisation de
l'accès au marché du transport aérien en Afrique.
Il s'agit de faire en sorte que cette
opérationnalisation intervienne le plus rapidement possible, a recommandé
M. Zoba.
Il a également demandé une position africaine
commune pour les négociations des accords de services aériens entre les
pays membres de l'Union africaine et ceux de l'Union européenne
(UE).
L'immensité du continent africain et les grandes
distances à desservir, nécessitent la mise en place d'un véritable réseau
ferroviaire africain interconnecté où les circulations
s'effectueraient sans entraves d'un pays à l'autre, a indiqué M.
Zoba en soulignant l'interconnexion et l'interopérabilité des
réseaux ferroviaires africains.
Le président de la conférence des ministres en
charge des Transports de l'UA, Emile Ouosso, également ministre des
Transports et de l'Aviation civile de la République du Congo, a mis
en exergue la nécessité de promouvoir le rail en tant que mode de transport
de masse par excellence.
Prennent part à cette conférence les
ministres des Transports de plus de 30 pays africains, des organisations
africaines et internationales, dont la Banque africaine de développement
(BAD), la Commission économique des Nations Unies pour
l'Afrique (CEA), l'Organisation maritime internationale (OMI),
la Commission africaine de l'aviation civile (CAFAC) et l'Union
internationale des chemins de fer (UIC).