NIAMEY, 23 avril (Xinhua) -- Le Niger va célébrer
jeudi le treizième anniversaire de la signature de l'accord de paix avec
des mouvements armés, événement transformé en une fête nationale
dénommée "la journée nationale de la concorde".
En effet, en 1995, le gouvernement et les
ex-rebelles avaient signé un accord de paix, mettant ainsi un terme aux
hostilités qui ont opposé les pouvoirs publics et les mouvements armés de
l'époque.
Depuis cette date, la journée du 24 avril est fériée
et chômée sur l'ensemble du pays, rappelle-t-on.
Dans un message à la nation à cette occasion, le
président de la république, Mamadou Tandja, a réitéré mercredi, son appel
à la cessation de la violence dans le nord du pays.
"C'est avec beaucoup de peine que des Nigériens non
satisfaits de l'application des accords de paix de 1995 ont repris les
armes contre leur propre pays", a indiqué le président Tandja, avant
d'ajouter que "le tort causé à la nation nigérienne par ces citoyens
est énorme tant au plan de la sécurité intérieure que de l'entrave à la
réalisation des activités de développement..."
Le président Tandja a réaffirme la disponibilité de
son gouvernement à la recherche de la paix dans le nord du pays à
travers "des échanges francs dans le cadre républicain".
Il a invité ceux qui détiennent encore des armes à
"les déposer sans délai et à relâcher immédiatement les otages qu'ils
détiennent.
"Ils peuvent aussi réintégrer pacifiquement la
république et se joindre aux autres Nigériens pour participer à l'oeuvre de
construction nationale parce que notre ambition est celle
d'accélérer l'édification d'une nation unie et prospère, sur la base
des nombreux atouts que sont les nôtres", a-t-il poursuivi.
"Notre pays n'a pas besoin d'un conflit fratricide,
mais de réflexion et de travail pour promouvoir son développement
économique et social", a déclaré le président Tandja.
"Il n'y aura pas de complaisance à l'égard de ceux
qui s'adonnent au trafic de tout genre et qui espèrent atteindre les
démembrements de l'Etat pour évoluer et prospérer en toute
impunité", a averti le président nigérien.
Il a néanmoins réaffirmé son attachement à la paix
et à la recherche du compromis sur toutes les questions qui opposent
l'Etat et les citoyens.
"Depuis le début de ces attaques nous n'avons cessé
d'explorer les voies pouvant mettre fin à cette situation (...), j'invite
les Nigériens à se mettre ensemble pour rechercher par eux-mêmes et
pour eux-mêmes cette voie salutaire", a-t-il indiqué.
"D'aucuns ont à tort considéré que
le gouvernement qui demeure constamment ouvert pour des pourparlers constructifs
avec les différentes composantes de la société nigérienne
sur des questions spécifiques et corporatistes, rejette toute forme
de discussion pour instaurer la paix dans notre pays", a conclu le chef
de l'Etat.