ACCRA, 23 avril (Xinhua) -- La Conférence des
Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a lancé la
deuxième phase du Programme de facilitation du biocommerce (PFBC), à
l'occasion de la 12ème session de la CNUCED en cours à Accra, capitale du
Ghana.
Le PFBC a pour but d'aider les pays en développement
à tirer parti de l'utilisation durable de leur biodiversité, selon un
communiqué de la CNUCED reçu mercredi.
D'après la CNUCED, cette initiative s'explique par
l'expansion du commerce international des produits issus de la
biodiversité. Les cosmétiques et médicaments naturels recourent de plus en
plus aux végétaux, extraits et huiles.
Lancé en 2002 à Johannesburg, le PFBC consiste à
promouvoir le commerce et la préservation de la biodiversité des pays en
développement avec la participation des pouvoirs publics, des
entreprises, de la société civile et des petits producteurs.
Le biocommerce recouvre la collecte, la
transformation, la production et la vente de biens et de services issus de
la biodiversité naturelle, c'est-à-dire les millions d'espèces
microbiennes, végétales et animales qui peuplent la planète, indique
le communiqué.
Il englobe aussi les huiles, teintures naturelles,
résines, fibres et autres substances utilisées dans les produits
cosmétiques et pharmaceutiques, ainsi que le bois, les produits
de l'artisanat, les plantes médicinales, les fruits à coque et les
fruits tropicaux.
L'expansion du biocommerce tient notamment à la
popularité des produits de beauté, de soin et des remèdes à base
d'ingrédients naturels. Dans l'Union européenne (UE), le marché des
cosmétiques naturels a progressé d'environ 20% en 2006 et d'autant en
2007, pour ressortir, cette même année, à 1 milliard d'euros, selon les
estimations. En 2009, la valeur du commerce des produits
cosméceutiques devrait s'élever à 3,6 milliards d'euros.
Le biocommerce devient donc un composant majeur des
accords de coopération entre pays en développement et pays développés,
ainsi que des stratégies nationales de développement, car il renforce
la croissance économique et permet de relever les défis
environnementaux et sociaux.
Le PFBC porte également sur le cadre juridique
et l'environnement réglementaire. La CNUCED travaille avec des
pays exportateurs de produits issus de la biodiversité indigène
et avec l'Union européenne à la révision des règles de l'UE sur
les nouveaux aliments, explique le communiqué.