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Diplomates et experts appellent à la non-ingérence dans la question du Tibet
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Diplomates et experts appellent à la non-ingérence dans la question du Tibet
  2008-04-24 08:52:52  

     BEIJING, 23 avril (Xinhua) -- Des diplomates et des experts en  droits de l'Homme chinois et étrangers ont appelé mercredi les  pays étrangers à ne pas s'ingérer dans la question du Tibet de la  Chine. 

     "La question du Tibet est une affaire intérieure de Chine, et  les autres pays n'ont aucun droit de s'y ingérer", a indiqué  Lovelia Cabrera Laping, assistante spéciale du sous-secrétaire du  ministère philippin des Affaires étrangères, en commentant la  rencontre de lundi entre la secrétaire d'Etat adjointe américaine  aux Affaires mondiales Paula J. Dobriansky et le dalaï lama dans  l'Etat du Michigan aux Etats-Unis. 

     Durant le Forum de Beijing sur les droits de l'Homme clôturé  mercredi, Laping avait regardé des documentaires sur l'histoire et le développement du Tibet, qui lui ont donné "une meilleure  compréhension de la question du Tibet". 

     Ahmed Saadi, directeur adjoint du département des Affaires  multilatérales du ministère algérien des Affaires étrangères, a  estimé que la souverainté de la Chine était digne du respect des  autres pays. 

     "Si certains pays cherchent à intervenir brutalement dans les  affaires d'autres pays, cela ne conduira qu'à des conflits et à la perturbation des relations internationales", a-t-il observé. 

     Selon les rapports des médias, Dobriansky a de plus rédigé un  éditorial dans le Washington Post, disant que la question du Tibet reflétait la longue répression par le gouvernement chinois de la  religion, de la culture et d'autres libertés au Tibet. 

     Réfutant ces remarques, Sherab Nyima, vice-président de  l'Université centrale des Nationalités basée à Beijing, a souligné qu'il n'y avait pas de droits de l'Homme pour les serfs dans  l'ancien Tibet avant sa libération pacifique en 1951. 

     "Depuis longtemps, les 'droits de l'Homme' ne sont rien d'autre qu'un instrument utilisé par certains Occidentaux pour attaquer la Chine", a-t-il critiqué. 

     Luo Yanhua, professeur des études internationales de  l'Université de Beijing, a également considéré que les mots de  Dobriansky étaient "partiaux et déformaient les faits". 

     Chang Jian, spécialiste des droits de l'Homme à l'Université de Nankai, a exprimé de son côté que l'attitude occidentale à propos  de la question du Tibet avait révélé sa réticence à voir le  développement de Chine. 

     "La Chine se développe rapidement, et elle est capable de  résoudre ses propres problèmes", a rappelé Saadi.