BEIJING, 23 avril (Xinhua)
-- Des diplomates et des experts en droits de l'Homme chinois et étrangers
ont appelé mercredi les pays étrangers à ne pas s'ingérer dans la question
du Tibet de la Chine.
"La question du Tibet est une affaire intérieure de
Chine, et les autres pays n'ont aucun droit de s'y ingérer", a indiqué
Lovelia Cabrera Laping, assistante spéciale du sous-secrétaire du
ministère philippin des Affaires étrangères, en commentant la
rencontre de lundi entre la secrétaire d'Etat adjointe américaine
aux Affaires mondiales Paula J. Dobriansky et le dalaï lama dans
l'Etat du Michigan aux Etats-Unis.
Durant le Forum de Beijing sur les droits de l'Homme
clôturé mercredi, Laping avait regardé des documentaires sur l'histoire
et le développement du Tibet, qui lui ont donné "une meilleure
compréhension de la question du Tibet".
Ahmed Saadi, directeur adjoint du département des
Affaires multilatérales du ministère algérien des Affaires étrangères, a
estimé que la souverainté de la Chine était digne du respect des
autres pays.
"Si certains pays cherchent à intervenir brutalement
dans les affaires d'autres pays, cela ne conduira qu'à des conflits et à
la perturbation des relations internationales", a-t-il observé.
Selon les rapports des médias, Dobriansky a de plus
rédigé un éditorial dans le Washington Post, disant que la question du
Tibet reflétait la longue répression par le gouvernement chinois de la
religion, de la culture et d'autres libertés au Tibet.
Réfutant ces remarques, Sherab Nyima, vice-président
de l'Université centrale des Nationalités basée à Beijing, a
souligné qu'il n'y avait pas de droits de l'Homme pour les serfs dans
l'ancien Tibet avant sa libération pacifique en 1951.
"Depuis longtemps, les 'droits de l'Homme' ne sont
rien d'autre qu'un instrument utilisé par certains Occidentaux pour
attaquer la Chine", a-t-il critiqué.
Luo Yanhua, professeur des études internationales de
l'Université de Beijing, a également considéré que les mots de
Dobriansky étaient "partiaux et déformaient les faits".
Chang Jian, spécialiste des droits de l'Homme à
l'Université de Nankai, a exprimé de son côté que l'attitude occidentale à
propos de la question du Tibet avait révélé sa réticence à voir le
développement de Chine.
"La Chine se développe rapidement, et elle est
capable de résoudre ses propres problèmes", a rappelé Saadi.