ACCRA, 22 avril (Xinhua) -- La forte croissance
économique des pays en développement ou en transition depuis 2002 a
légèrement diminué leur distance avec les pays développés en ce qui
concerne le richesse, selon un rapport publié mardi par la Conférence des
Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Le rapport "Développement et globalisation: faits et
chiffres 2008" a été publié à l'occasion de la 12ème session de la CNUCED
( CNUCED XII) en cours à Accra, au Ghana.
Selon les statistiques contenues dans ce rapport, le
ratio du PIB par habitant entre les pays développés et les pays en
développement est tombé de 20 à 1 en 1990, à 16 à 1 en 2006.
Avec 16% de la population mondiale, les pays
développés génèrent 73% du PIB mondial en 2006, contre 80% en 1992.
Si les pays en développement ont progressé
rapidement et que toutes les régions du monde en développement ont
bénéficié de la récente tendance de croissance, le rapport montre que le
taux de croissance du PIB entre 2003 et 2007 était de 6,2% en Asie, de
3,7% en Amérique latine et Caraïbes, et de 3% en Afrique.
D'importants changements ont été constatés depuis le
premier rapport Faits et Chiffres de 2004, selon la CNUCED. Son
secrétaire général Supachai Panitchpakdi a indiqué dans l'avant-propos du
rapport que la croissance rapide des pays en développement stabilise
l'économie mondiale.
En 2006, la part des pays en développement dans les
exportations mondiales a atteint 37%. De plus, beaucoup de pays
en développement ont bénéficié d'un compte courant excédent, devenus
fournisseurs de capitaux.
Pour les auteurs du rapport, ce qui est nécessaire
pour réduire le déséquilibre global est plutôt un effort responsable
multilatéral qu'une pression sur les pays en développement.
Les chiffres du rapport montrent que le commerce
entre les pays en développement a triplé entre 1995 et 2005. Pourtant, les
pays les moins avancés et d'autres pays à bas revenu progressent
lentement et restent dépendants des exportations des produits de
base.
Selon le rapport, le nombre de personnes vivant dans
les pays en développement et avec moins d'un dollar par jour a diminué,
passant de 1,25 milliard en 1990 à 980 millions en 2004. Pendant la
même période, en Afrique sub-saharienne, la proportion de ceux vivant sous
le seuil de l'extrême pauvreté est passée de 46,8% à 41,1%. Pourtant, ce
taux de réduction est trop bas pour réaliser l'un des Objectifs du
Millénaire pour le développment (OMD), celui de réduire de moitié la
population pauvre avant 2015.
Depuis 2000, l'aide publique au développement
(APD) a augmenté rapidement, dépassant 100 milliards de dollars en
2005. Pourtant, ce sont des tendances nominales qui masquent la
forte augmentation de l'APD qui est associée aux initiatives d'annulation
des dettes. En termes réels, l'APD fournie par les 23 membres du
Comité d'aide au développement (CAD) de l'Organisation de coopération et
de développement économiques (OCDE) ne représente que 0,25%
du revenu national brut. Ceci est proche du niveau de 1990 et bien
en dessous de l'objectif de 0,7%, indique le rapport de la
CNUCED.