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Ambassadeur français: le maire de Paris ne représente pas le gouvernement français
  2008-04-23 09:01:54  

     BEIJING, 22 avril (Xinhua) -- "Le maire de Paris a pris sa  décision, mais il ne représente pas le gouvernement français", a  déclaré mardi Hervé Ladsous, ambassadeur de France en Chine. 

     L'ambassadeur a fait ces remarques lors d'un point de presse en réponse à une question posée sur le fait que le maire de Paris  Bertrand Delanoë ait octroyé le titre de citoyen d'honneur de la  ville de Paris au dalai lama. 

     Bien que le gouvernement français et le gouvernement municipal  de Paris soient tous nommés par voie d'élection, leur élection se  fait à travers deux systèmes séparés, a expliqué M. Ladsous. Les  élections du gouvernement français et du gouvernement municipal  sont tenues à deux moments différents et de façon différente, et  selon la loi française, le maire de Paris n'est pas sous contrôle  du président français, a affirmé l'ambassadeur. 

     Selon lui, il est vrai que le dalaï lama est considéré comme  chef spirituel du Tibet en Europe, y compris en France, et que ce  dernier a une certaine portée et influence politique. Néanmoins,  il est clair qu'il n'a rien à voir avec le gouvernement français. 

     A l'égard du problème du Tibet, l'ambassadeur a réaffirmé que  la France reconnaissait que le Tibet était une partie de la Chine. "Le président français Nicolas Sarkozy a dit après les émeutes du  Tibet à Lhasa que la France espérait que cette affaire allait se  régler dans l'harmonie, par le dialogue, et que nous étions prêts  à contribuer à cette harmonie. Personne d'autre n'a dit cela,  personne d'autre n'a fait ce geste, dans aucun autre pays  occidental", a souligné l'ambassadeur. 

     "De nombreux dirigeants occidentaux ont dit tout de suite  qu'ils ne viendraient pas. Le président Sarkozy agit différemment, il dit qu'il y a une série d'options, qu'elles sont toutes  ouvertes. Cela veut dire qu'il ne ferme pas la porte à sa  participation. Il se réserve de voir comment les choses vont  évoluer pour prendre sa décision. Mais à la différence de nombre  de ses homologues, il n'a pas refusé d'aller à Pékin. Il garde  cette possibilité ouverte", a ajouté l'ambassadeur.