ACCRA,
20 avril (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé
son souhait, à Accra, que les négociations commerciales multilatérales du
cycle de Doha aboutissent.
(Photo: Xinhua)
"J'entends au minimum permettre aux pays à faible
revenu d'exporter leurs biens et services agricoles et non agricoles sur
des marchés nouveaux et importants", a déclaré M. Ban lorsqu'il
s'est adressé à la 12ème session de la 12ème session de la
Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
( CNUCED XII), ouverte dimanche dans la capitale du Ghana.
La conférence de six jours a pour thème
"Perspectives et enjeux de la mondialisation pour le développement".
Pour le secrétaire général de l'ONU, la première
fonction de tout gouvernement est de nourrir sa population et il faut
rester sourd aux sirènes du protectionnisme.
Les marchés internationaux des
céréales doivent rester libres et fonctionner sans entrave, et les guerres
protectionnistes qui s'engagent sur les marchés des denrées alimentaires
ne profitent, à long terme, à personne, a-t-il souligné.
(Photo: Xinhua/AFP)
Il a exhorté les pays les plus riches à revoir leurs
politiques de subventions agricoles.
Evoquant la flambée des prix des denrées
alimentaires, M. Ban a averti que ce "tsunami" de la faim n'est pas
l'événement d'un jour et qu'il va poursuivre sa course et risque de
provoquer des dégâts dévastateurs cette année.
A long terme, il faut augmenter la production
agricole, et, selon les experts, il n'y a aucune raison pour que l'Afrique
ne connaisse pas une "révolution verte", a dit le secrétaire général
de l'ONU.
Il s'est ainsi réjoui de l'intention de la Banque
mondiale d'augmenter l'enveloppe des crédits agricoles versés à l'Afrique
pour la faire passer de 400 à 800 millions de dollars en 2009, ce
qui constituera la première étape du " New Deal " approuvé par
les Etats membres des institutions de Bretton Woods lors de leur
dernière réunion de printemps.
Selon lui, l'ONU doit se pencher sur la façon de
remplacer l'aide alimentaire classique par une aide à la production
alimentaire, afin de renforcer les capacités locales et
nationales dans le domaine de l'agriculture.