BEIJING, 18 avril (Xinhua) -- "C'est vrai qu'il y a
des mots blessants" (dans des reportages français sur le relais de la
flamme olympique à Paris et les émeutes au Tibet), a avoué vendredi
l'Ambassadeur de France en Chine Hervé Ladsous, ajoutant que "l'on peut le
regretter".
Selon Ladsous, la presse française qui a une totale
liberté d'expression emploie aussi souvent des mots négatifs concernant
le président, le Premier ministre et le gouvernement français.
Il a dit qu'il était regrettable lors d'un point de
presse vendredi après-midi que certains mots employés par des médias
français aient blessé les sentiments du peuple chinois.
L'ambassadeur espère que ces média français
adopteront une vision plus équilibrée et réaliste vis-à-vis des JO de
Beijing.
Par ailleurs, il a fait remarquer qu'il y avait des
articles français parlant positivement de la Chine. Par exemple, des média
français ont critiqué la tentative d'arrachement de la torche par un
militant pro-tibétain de la main de la porteuse handicapée chinoise Jin
Jing à Paris.
Ladsous a condamné les gens qui ont commis des actes
illégaux et violents lors du parcours de la flamme olympique dans son
pays. Il a aussi exprimé le souhait d'avoir un rendez-vous avec Jin
Jing, pour lui dire son regret.
Parallèlement, il a souligné que la France soutenait
les JO de Beijing et s'interdisait de faire pression sur la Chine à
l'occasion de cet évènement sportif.
Enfin, il a réitéré que les Jeux ne devaient
pas être politisés, tout en souhaitant le succès des JO de Beijing.