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Forte croissance de l'investissement étranger direct en Afrique
  2008-04-19 09:49:43  

     ACCRA, 18 avril (Xinhua) -- L'Afrique a enregistré une forte  croissance de l'investissement étranger direct (IED) depuis plus  de vingt ans, passant de 2,4 milliards de dollars en 1985 à 36  milliards en 2006, a indiqué vendredi la Conférence des Nations  Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). 

     Le montant se stabilisait probablement autour de 36 milliards  de dollars en 2007, a affirmé la CNUCED dans un communiqué, en  citant le rapport "World Investiment directory: Africa". 

     Ce rapport est publié à la veille de l'ouverture du Forum  mondial de l'investissement, dans le cadre de la 12e session de la CNUCED qui se tiendra du 20 au 25 avril à Accra, au Ghana. 

     En 2006, l'IED représentaient un cinquième environ de la  formation brute de la capitale fixe des pays de l'Afrique. Dans de nombreux pays, l'IED a augmenté dans le secteur primaire et dans  les services, en partie du fait de l'exploitation des ressources  naturelles et de la mise en oevure de nombreux programmes  nationaux de privatisation. 

     L'augmentation des entrées d'IED en Afrique, notamment pendant  la période 2001-2007, était due à la fois à l'envolée des prix des produits de base et à un climat plus favorable aux investissements. 

     Cependant, la part de l'Afrique dans l'IED mondial n'a pas  augmenté - 3% environ entre 2000 et 2006, et est restée plus ou  moins équivalente à la part du continent dans le PIB et le  commerce mondiaux. 

     Par ailleurs, l'essor de l'IED en Afrique a été déséquilibré.  Les plus grands producteurs de ressources naturelles tels que  l'Angola, l'Algérie, la Libye, le Mozambique, le Nigeria et  l'Afrique du Sud ont accueilli plus de trois quarts des entrées  d'IED. 

     L'Afrique du Sud et le Nigeria représentent 37% du stock  intérieur d'IED en 2006. En outre, la part des entrées d'IED dans  le secteur primaire a augumenté alors que celle dans le secteur  manufacturier a diminué. Plusieurs autres pays africains ont connu une évolution comparable. 

     Si les pays développés représentent la plus grande partie du  stock intérieur et des flux d'IED en Afrique, l'investissement  provenant des pays en développement dans ce continent s'est  récemment accru, même s'ils restent relativement modeste. 

     En particulier, les sociétés transnationales de pays en  développement d'Asie et d'Afrique deviennent des investisseurs  dynamiques sur le continent. 

     La CNUCED a aussi fait remarquer les efforts déployés par  l'Afrique pour attirer les investissements. De nombreux pays  africains ont révisé leurs lois relatives à l'investissement dans  le but de libéraliser l'entrée et l'activité des sociétés  transnationales et de renforcer la protection de l'investissement  étranger.  

     Le nombre de modifications apportées à la politique nationale  en matière d'IED augmente chaque année en Afrique depuis le début  des années 90, indique la CNUCED. 

     La conclusion des accords nationaux et internationaux sur  l'investissement est un autre élément important des efforts  déployés par les pays africains pour attirer l'IED. Plus de 70%  des accords ont été signés avec des pays développés. Toutefois,  les accords conclus avec les pays en développement d'autres  régions sont de plus en plus nombreux. 

     La CNUCED estime que les persperctives à long terme pour les  investissements dans les chaînes de valeur de matières premières  sont bonnes. L'IED dans le pétrole et le gaz et dans d'autres  matéraux devrait se maintenir à un niveau élevé à moyen terme. 

     L'Afrique pourrait accroître sa part de l'IED mondial en  favorisant les investissements dans la fabrication de biens  primaires et intermédiaires et de composants industriels pour les  marchés régionaux. 

     Ce secteur, indique la CNUCED, a enregistré un déclin au cours  des dernières décennies. Mais il pourrait connaître un renouveau  si des politiques mieux ciblées sont adoptées.