PARIS, 18 avril (Xinhua) -- Les engagements
financiers des pays riches en faveur de l'éducation de base stagnent bien
en deçà des niveaux nécessaires pour réaliser l'éducation primaire
universelle, a indiqué vendredi l'Unesco qui appelle les pays donateurs à
faire davantage d'efforts.
Dans un communiqué, le directeur général de
l'Unesco, Koïchiro Matsuura a dit que "nous jugeons encourageante la
progression de l'aide à l'éducation observée en 2006 par rapport
à 2005, mais restons préoccupés par le ralentissement général des
engagements des donateurs à l'égard de l'éducation". Selon lui, cela
"pourrait avoir de graves conséquences pour les progrès de l'éducation
dans les pays à faible revenu".
Le communiqué souligne que l'aide internationale
accordée à l'éducation de base s'élevait en 2006 à 5 milliards de dollars,
en hausse par rapport à 2005 (3,7 milliards) mais toujours en deçà
des 5,3 milliards engagés en 2004.
L'Unesco fait remarquer que l'augmentation de 2006
provient des efforts de deux pays, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, qui ont
mis à eux deux 1,3 milliard de dollars supplémentaires sur la table,
rappelle l'Unesco, appelant les autres pays à suivre "leur
exemple ".
L'organisation relève que certains donateurs
importants, comme l'Allemagne ou la France, utilisent la moitié de leur
aide pour financer les études des étudiants étrangers dans leurs propres
universités.
Quant aux États-Unis, l'éducation ne représente
globalement que 2% de leur aide totale au développement.
Selon un rapport de l'Unesco sur l'éducation
pour tous 2008, environ 11 milliards de dollars sont nécessaires chaque
année pour réaliser l'éducation pour tous dans les pays à faible
revenu. Cependant, même si les promesses faites au sommet du G8
de Gleneagles en 2005 sont tenues, l'aide en faveur de
l'éducation de base ne devrait pas dépasser les 6 milliards de dollars en
2010.