Vie économique (1/2)
BEIJING, 18 avril (Xinhua) -- Voici notre rubrique
"Vie économique" :
---
L'Angola établira des zones provinciales de
développement industriel
LUANDA -- Le gouvernement angolais a élaboré un
projet pour mettre sur pied des zones de développement industriel dans ses
18 provinces, en vue de promouvoir la croissance des secteurs de
fabrication du pays, a déclaré jeudi un important responsable à
Luanda. Kiala Gabriel, directeur de l'Institut angolais du
développement industriel, a confié aux journalistes que la phase N1
du projet se concentre sur la création dans les huit premières provinces de
zones pour le développement industriel. "Les nouvelles zones du
développement industriel seront établies peu après dans les provinces de
Bengo, Malango, Uige, Zaire, Huambo, Kwanza Norte et Bie selon les
caractères locaux, dont la nature et les ressources potentielles", a-t-il
précisé. Il a ajouté que la stratégie du gouvernement réside dans la
création des conditions objectives pour le meilleur développement des
ressources naturelles dont dispose ce pays du sud-est de l'Afrique. Selon
M. Gabriel, l'Angola abonde en ressources naturelles telles que des
produits pétrochimiques, des mécaniques en métal, des automobiles, du
bois, de l'énergie, des matières de construction et des produits
pharmaceutiques. En décrivant le secteur industriel angolais, M. Gabriel a
estimé que l'Angola a attrapé une dynamique accélérée pour promouvoir
l'investissement privé direct du secteur. L'investisseur privé doit jouer
un rôle actif en tant que partenaire privilégié pour l'application de la
politique gouvernementale, a-t-il indiqué, ajoutant que la création des
zones provinciales du développement industriel facilitera
l'apparition de nouveaux moments pour la croissance économique,
et offrira plus d'opportunités de travail ainsi que réduira les
asymétries régionales pour l'éradication de la pauvreté par la
suite.
---
La BM renforcera les réformes en faveur des pays
africains
WASHINGTON -- La Banque mondiale (BM) a réitéré
jeudi, dans un communiqué, ses engagements de réduire des coûts
commerciaux et d'élargir les services afin de mieux servir les pays
africains à revenu moyen. "Nous avons pris en considération les actions en
retour, créé un groupe de travail afin de servir les pays à
revenu moyen de manière novatrice et de mettre la dernière main à un
plan d'action pour réaliser nos engagements en faveur des pays
africains à revenu moyen", a déclaré la directrice générale de la
BM, Ngozi Okonjo-Iweala, citée par le communiqué. "Les principaux
objectifs du Plan d'action pour les pays à revenu moyen d'Afrique
ont mis l'accent sur la demande selon laquelle la BM doit fournir de
meilleurs services plus vites et moins chers, se transformant rapidement
de prêt de développement en partenariat de développement avec les pays à
revenu moyen", a ajouté Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la BM pour
la région africaine. Le Plan d'action pour pays à revenu moyen d'Afrique a
proposé une solution en trois phases sur les relations commerciales entre
la BM et les pays africains à revenu moyen, basée sur des projets de
lutter contre le sida/VIH au Botswana et au Swaziland, toujours
selon le communiqué.
---
Rencontre AIE-EAU sur la stabilisation des marchés
du pétrole
ABOU DHABI -- Le ministre émirati de l'Energie,
Mohammed Bin Dhaen al-Hamili, et le directeur exécutif de l'Agence
internationale de l'énergie (AIE), Nobuo Tanaka, se sont rencontrés
jeudi à Abou Dhabi, la capitale des Emirats arabes unis (EAU), dans le but
de renforcer la coopération sur la stabilisation des marchés du pétrole, a
rapporté l'agence de presse officielle émiratie. Cette rencontre a
également porté sur la coopération concernant les données et les
politiques en matière de pétrole, ainsi que la réduction des émissions de
gaz à effet de serre et des autres polluants résultant du pétrole et du gaz
naturel. M. Tanaka a indiqué dans un communiqué que la rencontre
avec M.Al-Hamili était "très bonne" et constructive, ajoutant que
"je suis convaincu que les EAU seront coopératives dans la
résolution des problèmes énergétiques d'urgence". Davantage
d'efforts de coopération entre producteurs et consommateurs sont
nécessaires pour faire face à la montée en flèche des prix du
pétrole, a souligné M. Tanaka, qui a appelé les pays producteurs et
exportateurs de pétrole à garantir l'équilibre offre-demande et à contrôler
les prix du pétrole en maintenant leurs niveaux de production. Avant de se
rendre à Abou Dhabi, M. Tanaka a rencontré mercredi à Riyad le ministre
saoudien du Pétrole, Ali al-Maimi, et des représentants de la compagnie
pétrolière étatique Saudi Aramco. La visite de M. Tanaka dans la région du
Golfe riche en pétrole coïncide avec une nouvelle flambée pétrolière, le
brut pour livraison en mai s'élevant mercredi à 114,933 dollars sur le New
York Mercantile Exchange. Etablie en 1974 par l'Organisation pour la
coopération et le développement économiques (OCDE), l'AIE est chargée de
donner des conseils en matière de politique énergétique aux 27 pays membres
de l'organisation afin d'assurer à leurs citoyens une énergie fiable,
abordable et propre.
---
Vers un marché libéralisé des télécommunications en
Afrique de l' Ouest
ABIDJAN -- Les représentants de 14 pays membres de
l'Assemblée des régulateurs de l'Afrique de l'Ouest (ARTAO) sont en
concertation à Abidjan en vue de la mise en place d'un "marché
commun libéralisé" du secteur des télécommunications dans
l'espace CEDEAO/UEMOA, a-t-on appris jeudi. A l'ouverture des travaux
mercredi, le représentant du ministre ivoirien des
Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information et
de la communication, Lemassou Fofana, a situé l'enjeu de cette rencontre
et réaffirmé l'intérêt des Etats à capitaliser les opportunités d'affaires
offertes par le secteur, à travers ses inventions et autres créations
connexes. Le directeur général de l'Agence des télécommunications de Côte
d'Ivoire (ATCI), Sylvanus Kla, a souligné la nécessité de procéder "le
plus rapidement possible" à l'harmonisation des politiques nationales avec
les Traités communautaires de l'UEMOA et de la CEDEAO. Durant deux
jours, les délégués devront faire le point des activités de leur
organisation et procéder au renouvellement de ses instances
dirigeantes. Ils plancheront sur les perspectives de la réalisation
de ce vaste marché sous-régional. Les pays de l'espace CEDEAO/UEMOA, avec
le soutien de l'Union internationale des télécommunications (UIT) ainsi
que des partenaires au développement dont l'Union européenne, se sont
donnés pour ambition la construction d'un marché sous-régional commun
libéralisé par le truchement de l'interconnexion et l'intégration
totales des réseaux nationaux. Créée en novembre 2002 à Ouagadougou,
l'ARTAO, organisation regroupant les instances de régulation des
télécommunications au niveau de l'Afrique de l'Ouest, vise principalement
à contribuer à l'intégration des économies et des marchés de l'espace
CEDEAO et, plus largement, au développement du secteur des
télécommunications et des technologies de l'information et de la
communication. (à suivre)
Vie économique
(2/2)
---
Plus de 126 milliards FCFA pour la réhabilitation
d'infrastructuresà Brazzaville
BRAZZAVILLE -- Le gouvernement congolais va
injecter, pour l'année 2008, une bagatelle de plus de 126 milliards FCFA
(plus de 300 millions de dollars) pour réaliser les travaux de
reconstruction et de réhabilitation des infrastructures de
Brazzaville, capitale congolaise, dans le cadre de son programme de
municipalisation accélérée. La cérémonie de coup d'envoi des travaux de la
municipalisation de la capitale a eu lieu jeudi au rond-point de
Makélékélé de Brazzaville, en présence des membres du gouvernement
congolais, du maire de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé et des populations
de Brazzaville. Le Programme de municipalisation accélérée vise à réduire
le déficit en matière des infrastructures économiques et d'impulser le
dynamique de développement des villes congolaises. Ce programme permettra
de vaincre le sous-équipement de la ville en matière de voirie
d'assainissement, d'infrastructures énergétiques,
administratives, sociales, d'eau potable et d'habitats.
---
La Banque mondiale approuve un prêt de 40 millions
de dollars à Madagascar
WASHINGTON -- La Banque mondiale a approuvé jeudi
l'octroi de 40 millions de dollars à Madagascar pour soutenir son projet
économique "Pôle intégrés de Croissance" (PIC). Ce financement
devrait contribuer à la réalisation des activités prévues dans le
cadre du PIC et financées jusqu'ici par l'ONU, selon un communiqué de
la Banque mondiale. Le projet PIC a pour objectif de susciter une
croissance économique à base sociale élgargie dans des pôles identifiés en
appuyant des secteurs porteurs. Sa mise en oeuvre a commencé en septembre
2005.
---
Le gouvernement gabonais met en place un comité
interministériel pour contenir la flambée des prix
LIBREVILLE -- Le gouvernement gabonais a décidé de
mettre en place un comité interministériel chargé de proposer des
solutions immédiates sur la flambée des prix, annonce le communiqué du
Conseil des ministres publié jeudi par le quotidien local
L'union. Selon le communiqué, la hausse actuelle des prix des produits
alimentaires est un phénomène mondial dont les origines sont
principalement liées à l'augmentation du prix du baril de pétrole, à
la production des bio-carburants qui entraîne une baisse des production
agricoles. En ce qui concerne le Gabon, pays importateur net de produits
alimentaires, cette situation peut à court terme être aggravée par les
besoins de protection de certaines espèces animales (éléphants et autres)
qui malheureusement, ont pour corollaire la destruction des
plantations de cultures vivrières, ajoute ce dossier officiel.
Conscient de cette situation préoccupante sur les prix, et sensible
aux requêtes des populations rurales, le Conseil des ministres gabonais a
fait ladite décision. Depuis quelque temps, le pays a du faire face à une
augmentation des prix des produits tels que le riz, l'huile raffinée, la
volaille et les produits laitiers.
---
La Libye et la Russie signeront un accord-cadre sur
l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire
TUNIS -- La Libye et la Russie sont convenues jeudi
à signer un accord-cadre dans le domaine des applications pacifiques de
l'énergie nucléaire et les programmes opérationnels qui y sont
rattachées. Selon des sources libyennes, les deux pays se sont
mis d'accord lors de la visite du président russe Vladimir Poutine à
signer cet accord-cadre "dès que possible pour garantir le
développement de la coopération entre la Libye et la Russie dans ce
domaine". Les deux pays ont confirmé dans la déclaration d'intention signé
à l'issue de la visite du président Poutine leur volonté de coopérer dans
divers domaines, y compris le domaine des applications pacifiques de
l'énergie nucléaire. Auparavant, la Libye et la Russie ont conclue, en
présence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et le président Poutine, une
série d'accords et de mémorandums d'entente qui visent à renforcer les
relations de coopération bilatérale. Ces accords et mémorandums ont
concerné divers domaines d'intérêt mutuel, dont l'économie, le commerce,
les investissements, l'énergie, le transport, l'exploration, la
production de pétrole et de gaz, l'industrie, le bâtiment et la mise
en oeuvre de projets d'infrastructure, notamment les projets de routes et
de chemins de fer, les aéroports.
---
Le PAM forcé de réduire ses rations alimentaires en
mai au Darfour
ROME -- Les attaques contre les camions de livraison
d'aide alimentaire au Darfour obligent le Programme alimentaire mondial
( PAM) à réduire les rations alimentaires distribuées à partir du
mois prochain. La réduction des rations, qui comprennent
céréales, légumes secs, mélanges nutritifs soja/maïs, huile végétale, sucre
et sel, devrait faire chuter leur valeur calorique de 40%.
Actuellement, les camions affrétés par l'agence transportent moins de
900 tonnes de livraisons par jour au Darfour, alors qu'ils devraient
livrer 1.800 tonnes de nourriture chaque jour afin de ravitailler les
entrepôts en prévision de la saison des pluies qui devrait commencer en
mai. Selon un communiqué du PAM publié jeudi, la directrice exécutive du
PAM, Josette Sheeran, a demandé à toutes les parties de protéger l'accès
de la nourriture, rappelant que près de 3 millions de personnes dépendent
de l'aide du PAM. Le PAM a alerté auparavant sur le problème du brigandage,
qui a fait des victimes et continue d'élèver les frais de ses
opérations. Kenro Oshidari, représentant du PAM au Soudan, regrette que les
escortes de police fournies par le gouvernement soudanais sur les
routes principales ne soient pas plus fréquentes. En mars, plus
de 2,4 millions de personnes recevait l'aide alimentaire du PAM au
Darfour, un chiffre qui devrait atteindre 3 millions entre mai et
septembre, quand les stocks s'épuisent pendant la saison des pluies,
selon le PAM.