WASHINGTON, 17 avril (Xinhua) -- Selon une étude
rendue publique jeudi 20% de vétérans américains de retour d'Irak et
d'Afghanistan souffrent de problèmes de santé mentale, mais
seulement la moitié d'entre eux est allée voir des médecins.
Selon le nouveau rapport de l'organisation Rand
Corporation, environ 20% de quelque 300.000 vétérans américains ont des
maladies mentales, alors que 19% souffrent de blessures traumatiques
à la tête et 7% autres souffrent des deux problèmes.
En revanche, la plupart d'entre eux ne vont pas voir
de médecins par crainte que cela affecte leur carrière
professionnelle. Parmi ceux qui sont allés voir un docteur, seule la
moitié a reçu des soins, qui ont été, cependant, "inadéquats" pour
résoudre leurs problèmes.
"Il existe une crise majeure menaçant la santé des
hommes et des femmes qui ont rendu service à notre pays en Irak et en
Afghanistan", a indiqué Terri Tanielian, l'une des responsables de la
première étude de ce genre.
"Malheureusement, nous avons trouvé qu'il existe des
barrières les empêchant d'accéder à des soins de bonne qualité", a-t-elle
ajouté.
Le rapport, intitulé "Blessures de guerre invisibles
: souffrances psychologiques et cognitives, les conséquences et les
services pour aider au rétablissement", estime également que le coût
des soins pourrait atteindre 6,2 milliards de dollars (mds usd) pendant
deux ans après le déploiement, dont le coût des soins directs, celui de la
détérioration de la production et des cas de suicide, alors que les
investissements destinés à accéder à des soins meilleurs pourraient
atteindre 2 mds usd dans les deux ans à venir.
Le rapport de 500 pages a été réalisé en
janvier auprès de 1. 965 soldats ayant été déployés en Irak et en
Afghanistan.