NEW YORK (Nations Unies), 17 avril (Xinhua) -- Le
Conseil de sécurité de l'ONU, au terme d'un débat sur la paix et la
sécurité en Afrique, qui a réuni une quarantaine de chefs d'État et de
gouvernement, de ministres et d'ambassadeurs, s'est déclaré mercredi
"résolu à prendre des mesures efficaces" en vue de resserrer davantage les
relations entre les Nations Unies et les organisations régionales, en
particulier l'Union africaine (UA), notamment au regard de la crise
alimentaire mondiale qui se fait jour, rapporte jeudi le centre de
nouvelles de l'ONU.
Cette réunion, en présence du secrétaire général de
l'ONU Ban Ki-moon, a été marquée par l'intervention du président de la
Commission de l'UA, Alpha Omar Konaré, qui a appelé la communauté
internationale à agir de toute urgence pour faire face à la crise
alimentaire mondiale actuelle, laquelle constitue, selon lui, un
" problème de sécurité humaine".
"Si la saison des pluies n'est pas bonne, nous
risquons d'aller vers la plus grave des catastrophes. La faim tue et nous
ne pouvons pas attendre le Sommet du G-8 du mois de juillet", a
averti M. Konaré.
En adoptant à l'unanimité la résolution 1809, le
Conseil de sécurité s'est également dit résolu à renforcer ses relations
avec les organes compétents des organisations régionales, en
particulier le Conseil de paix et de sécurité de l'UA.
Il a encouragé en outre la "participation continue
des organisations régionales et sous-régionales au règlement
pacifique des différends, notamment grâce à la prévention des conflits, à
l'instauration de la confiance et aux efforts de médiation".
Parmi les sept chefs d'État et de gouvernement qui
se sont exprimés lors de ce débat, le président de la République
démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange, a plaidé en
faveur de la création d'un fonds spécial pour le maintien de la paix
en vue de permettre un "financement durable des opérations de maintien de
la paix des organisations régionales, notamment l'Union africaine".
Le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed
a demandé au Conseil de sécurité de décider l'envoi d'urgence dans son
pays d'une force internationale afin de l'aider à réaliser
la réconciliation, la stabilisation, le désarmement et la paix
durable.