LE CAP, 17 avril (Xinhua) -- La 118ème Assemblée de
l'Union interparlementaire (UIP) a jugé jeudi qu'il fallait agir plus
pour réduire la mortalité infantile et maternelle dans le monde et
notamment dans les 68 pays prioritaires où se produisent 97 % des
décès de mères ou de leurs enfants.
D'après l'Assemblée de l'UIP, les pays les plus
touchés se trouvent en Afrique sub-saharienne et en Asie du sud.
Francisco Songane, directeur du Partenariat pour la
santé des mères, des nouveaux-nés et des enfants de l'Organisation
mondiale de la Santé (OMS), a remis jeudi un rapport à l'assemblée dans
lequel il indique que seuls 16 des 68 pays prioritaires sont en
bonne voie pour atteindre les Objectifs de développement du
millénaire en ce qui concerne la santé des femmes et des enfants.
Sur le plan de la santé maternelle, 82 % de ces 68
pays ont un taux de mortalité maternelle élevé ou très élevé.
Les soins sont insuffisants et inappropriés durant
la période englobant la grossesse, l'accouchement, et la période
post-natale jusqu'aux 5 ans de l'enfant, souligne le directeur dans son
rapport.
La malnutrition est responsable de 30 % des décès
d'enfants et de 20 % des décès de mères, précise M. Songane.
Les systèmes de santé doivent être améliorés
dans ces pays et les niveaux actuels de financement sont insuffisants
pour continuer de progresser dans les soins apportés à la mère et
à l'enfant.